CHAPITRE III
5. Climat. — Le colza .appartient à l'agriculture septentrionale, car il réclame un climat modérément humide. On le rencontre partout où mûrissent les céréales d'automne. 11 supporte assez bien des froids de lo à 12 deg-rés et même davanisige, lorsquMl est protégé par la neig-e; mais il craint les hivers très rigoureux et humides. En 1890-91, toutes les emblavures ont péri.
6. Sol. — Le colza, comme toutes les crucifères, vient bien dans les terres à base d'argile, profondes et saines; il se plaît surtout dans les bonnes terres à froment, argilo-siliceuscs ou silico-argileuses.
On obtient aussi des produits satisfaisants dans les sols sablonneux, s'ils sont suffisamment profonds et riches. Il craint les terrains humides où il souffre davantage des gelées et donne des graines pauvres en huile.
7. Place dans- la rotation. — - Le colza est une plante sarclée et à ce titre on le fait venir en tête de: la rotation comme la betterave qui le remplace dans les cultures de la région du Nord. Il présente l'avantage de tenir le sol propre, meuble et en bon état de fertilité pour le blé qui lui succède et qu'on peut semer de bonne heure. Il offre l'inconvénient de nécessiter des semis hâtifs, à une époque où les plantes auxquelles il peut succéder occupent encore le terrain.
On remédie à cette situation, soit par un mode de culture spécial qui comporte le semis en pépinière, soit en le faisant venir après une céréale hâtive telle que l'orge, une prairie artificielle dont on ne prend que la première coupe ou un fourrage coupé en vert comme le trèfle incarnat, la vesce, le seigle fourrage, etc.
\'oici quelques types d'assolements comprenant le colza d'hiver :