‹ Les plantes tropicales de grande culture, Volume 1Chapitre 18 sur 78 · GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL

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mandes {Côte occ. d'Afrique)

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françaises (Haut-Congo).

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Le Cameroun a été le siège de cultures de café, les essais ont été tentés, mais sur une échelle réduite; on s'est surtout livré dans cette colonie à la culture du cacaoyer.

Les Coffta arabica et liber ica sont tous deux cultivés au Cameroun et à Togo, c'est le liberica de T intérieur du Togo qui est le plus apprécié. La récolte de 1900 s'est élevée à 4000 quintaux. On espérait une forte augmentation pour les récoltes suivantes, mais pour ces deux colonies les dernières statistiques ne font plus mention de ce produit.

Dans son pays d'origine, le Coffea liberica n'est pas grandement cultivé; à la Cote d'Or, et à Lagos, les plantations ne peuvent encore donner de bons rendements.

Le Gouvernement de Madagascar, où il n'existe peut-être pas de caféiers indigènes susceptibles de fournir des grains de café comparables à ceux des Coffea liberica, arabica, canephora, etc., du continent africain, a fortement poussé cette culture. Elle a trouvé, sur la côte et particulièrement à l'est, des terrains, où elle paraît pouvoir bien se développer. En 1901, les cultures avaient dépassé le stade d'essai, et on comptait environ i3oo hectares plantés en caféiers; de nos jours cette surface a été augmentée et compte plus de 2000 hectares en production comportant plus de 1800 pieds.

Mais le café ne fait guère l'objet d'une exportation; au contraire, de 1896 à 1904, la valeur de l'importation de ce produit a été relativement notable puisqu'elle se chiffre comme suit :

1896 7,937 francs 1901 254,345 francs

La Réunion et Maurice, qui furent dans le temps des producteurs assez conséquents de café, paraissent rétrograder ; la production de la première de ces îles permet encore une importation en France, mais celle de la seconde ne suffit ordinairement pas pour couvrir la consommation locale, et une partie du café usagé dans cette colonie provient des Indes.

La culture du caféier a été jadis une grande source de revenus pour la Réunion.

On ne cultivait guère alors que le Coffea arabica L., dont il existe, d'ailleurs, à la Réunion deux variétés : l'une à graine ovale ou arrondie, connue dans la colonie sous le nom de Café du pays et, sur les marchés d'Europe, sous celui de Bourbon rond; l'autre, à graine allongée, nommé Ca/é Leroy dans l'île et, dans le commerce Bourbon pointu.

Le Bourbon rond, à cause de son arôme exquis, a toujours été l'une des sortes les plus recherchées.

Le caféier d'Arabie pousse, d'ailleurs, aussi bien dans la zone basse que dans la zone d'altitude moyenne, à looo-iioo mètres. Aussi le cultivait-on jusque dans les cirques de l'intérieur. Les habitants du cirque du Grand

bassin, voisin de celui de Cilaos, retiraient même de beaux bénéfices de la culture de cette Rubiacée.

Mais depuis plusieurs années, beaucoup de plantations ont été, en grande partie, détruites par VHemileia vastatrix. Aujourd'hui, le seul caféier qui prospère à l'île Bourbon, est le Coffea Liberica Bull, mais le produit a, au point de vue commercial, une valeur médiocre.

En 1903 la Réunion a exporté en café vers :

Marseille kil. i3,8o8

Tamatave 85o

Nossi-Be 100

Total. . . kil. 14,758 En 1900 la Réunion avait exporté :

Vers la France kil. 4,995

Vers l'étranger 5,780

Total. . . kil. 10,775

AMÉRIQUE

Brésil. — Le Brésil paraît être le pays le plus favorisé pour la culture du caféier; il y a été introduit en 1741, provenant de la Guyane française. Il fut d'abord cultivé dans la région de Para. En 1761, cette culture passa dans le Maranhao; en 1770, deux arbustes furent transportés à Rio de Janeiro.

Le caféier pourrait être cultivé dans presque toutes les parties du pays, mais, depuis un siècle, sa culture a été limitée dans une zone relativement petite, comprenant les quatre États : Esperito-Santo, Minas Geraes, Rio de Janeiro et Sao Paulo. D'autres États en produisent, mais en petites quantités. Le sol de Rio de Janeiro étant déjà un peu épuisé, Sao Paulo est en réalité le grand centre de production.

Dan^ ces provinces on peut distinguer, au point de vue climatologique, deux zones bien différentes : la soue de Rio et la sone de Sanios. Dans la première zone se rangent les provinces de Rio de Janeiro, Esperito-Santo et les parties de Minas Geraes et Sao-Paulo, qui se trouvent dans le bassin du Parahyba; dans la seconde zone se rangent les autres régions productrices, en particulier les parties de Sao Paulo et de Minas Geraes, non comprises dans la première zone. Dans la première zone, la température est moins élevée, la culture ne peut être effectuée avec succès qu'entre 200 et 56o mètres au-dessus du niveau de la mer, plus haut la récolte est incertaine et de moindre valeur et le produit porte le nom de Ca/é dos Aguas (Café des pluies), tandis que celui des plantations de la plaine en dessous de 200 mètres, également peu estimé, est dénommé Ca/é Capitania,

On cultive surtout au Brésil une variété de Coffea, dont l'origine est mal définie ; elle s'est bien fixée et porte «ctuellement le nom de Café Nacional.

Les 75 p. c. des plantations sont constituées par cette variété; on compte 20 p. c. avec Café Bourbon^ puis viennent les Café Boiocatu et Café M aragogype; le Café de Libéria est peu cultivé.

Le Brésil fournit plus des 60 p. c. de la consommation générale, et on assure même que la moyenne s'élève à 70 p. c. En 1890, le Brésil produisait 490,000 tonnes; l'Amérique centrale et le Mexique, 80,000; Java et Sumatra, 60,000; Haïti et Saint-Domingue, 43,000; Cuba et Porto-Rico, 35,000; les Indes, 3o,ooo; l'Afrique, 20,000, etles autres régions ensemble 100,000 tonnes.

Au commencement du xix® siècle, la quantité de café produite par la ré ;ion brésilienne qui s'étend le long de l'Océan Atlantique, dans l'Espirito Santo, le Rio de Janeiro et le San Paulo, était très faible; en 1800, les exportation^ ne comportaient que i3 sacs de 60 kilos.

C'est vers 181 5 que la production du café au Brésil a commencé à acquérir une certaine importance. La première exploitation importante et bien conduite fut fondée dans les environs de Rio de Janeiro par un colon d'origine belge, M. Moke.

En 1820, la production était de 97,498 sacs de 60 kilos; en 1840, elle atteignait 1,037,981 sacs de 60 kilos et, comme nous l'avons vu plus haut, en 1 900-1 901 elle comportait un total de ii,5oo,ooo sacs.

En 1898, la production du Brésil était évaluée à 1,533,840,000 livres ou 11,620,000 sacs, la production totale de l'Amérique étant de i milliard 960,619,288 livres, tandis que l'Asie et l'Afrique produisaient seulement 145,464,000 livres ou 1,102,000 sacs.

On cite une plantation fondée par un Français, M. Dumont, à 3o kilomètres de Ribeiro Preto, qui comprenait, il y a quelques années, 4,700,000 caféiers, répartis sur une superficie de 6,i5o hectares. Huit mille hommes étaient employés dans cette installation et leurs habitations formaient 21 hameaux; ce serait, de toutes les plantations du Brésil, celle qui fournit la plus grande quantité de café ; aucune dans le monde ne dépasse cette production, qui a été :

iQOi 554,65o arrobes ) -,00

^ Z ^ } moyenne 348,840

La moyenne des années antérieures était de 410,622 arrobes; celle de 1903 est estimée à 425,930 arrobes.

Pour donner une idée de l'extension qu'a prise au Brésil la culture du café, nous pouvons citer les chiffres suivants, pris dans les documents officiels du Gouvernement de Sao Paulo.

Il y a à Sao Paulo i5,o75 plantations, parmi lesquelles 11,234 ont plus de 5o,ooo arbres; 1,844 possèdent de 5o,ooo à 100,000; 999 de 100,000 à 200,000; 597 de 200,000 à 5oo,ooo arbres; il existe, en tout cas, dans l'État, plus de 700,000,000 de pieds de caféiers à divers âges. Sur ces plantations, on peut trouver i,7o3 machines à nettoyer le café, 1,243 qui marchent à la vapeur et 460 mises en action par l'eau. A Minas Geraes on prétend qu'il y a 2,739 plantations de café, 1,234 ayant chacune moins de

5o,ooo arbres, 844 ayant plus de ioo»ooo arbres et 64 ayant plus de 5oo,ooo arbres chacune. De ces plantations, 5oo emploient l'eau comme force motrice et 1,243 la vapeur.

La culture du café occupe, dans TÉtat de Saint-Paul, une superficie de 753,700 hectares, et on estime que dans ce seul État plus de 800,000 hectares disponibles sont appropriés à cette culture. Mais dans la crise que subit actuellement la vente de ce produit, par suite de la surproduction, ce serait évidemment folie que d'étendre cette culture.

Mais d'autres statistiques donnent au total pour le Brésil 643,400 hectares de café ries portant 53o,ooo,ooo de caféiers.

Autrefois, la province de Rio fournissait la plus forte quantité de café, actuellement l'État de Santos en exporte le plus et la province de Bahia en fournit le moins.

Si l'on compare les nombreuses statistiques publiées sur la production du café dans ces diverses régions, on est frappé de l'irrégularité des courbes qui ont pu être construites. L'exportation du café de Rio de Janeiro, en 1880, avait atteint plus de 4,000,000 de sacs, elle est tombée, en 1887-88, à 1,897,000 sacs seulement, puis a oscillé entre 2 et 3 millions de sacs, dépassant un peu, dans ces dernières années, les 3, 000,000 de sacs, c'est-à-dire une production inférieure à celle de 1880.

Par contre, l'État de Santos qui, en 1880, avait fourni 1,200,000 sacs environ, a donné, en 1897-98, une production de 4,960,000 sacs, cette production ayant augmenté régulièrement tous les ans.

En 1899 et 1900, les exportations de cafés de Santos se chiffraient, pour la France, comme suit :

Ezportatfoa totale

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