I. ESPRIT DE CONTRADH I lOIS DOQ
cl console. Et comme c'est la consolation qui a ouvert la porte, l'enseignement passe. Il passe, il entre ; il es1 accepté. Ce u'esl pas la discussion qui est le principe de l'activité
humaine, c'est la charité.
Commencez par la discussion, tout sera <térile.
Commence/, par la charité, tout sera fécond.
Il faut faire V imite, a\ant d'aborder les détails, afin de ramener ensuite les détails dans l'unité faite, qui les attend.
Tout ce qui commence par l'accord finira par l'accord.
Tout ce qui commence par la division finira par la division.
L'esprit de contradiction crée un immense malentendu, qui va s'aggravant de jour en jour par l'effet qu'il produit.
La division, livrée à elle-même, avait mille chances d'être guérie.
Mais l'esprit de contradiction a tout envenimé, et, au bout d'un certain temps, le sujet même sur lequel il porte est oublié.
L'esprit de contradiction subsiste, quand les légères et insignifiantes occasions autour desquelles il s'est produit ne subsistent plus.
L'esprit de contradiction est dans l'àme, et donne un certain ton à celui qui parle. Si le ton est si important dans la parole, c'est que le ton c'est l'esprit. Le ton est plus important que la parole.
Salan signifie l'adversaire.
3lO LES PLATEAUX DE LA BALANCE
Supposez que l'hypothèse du P. Faber se réalise.
Supposez que les hommes adoptent aujourd'hui, pour principe d'activité, la bienveillance.
Demain, en effet, nous habiterons une autre planète.
Mais, direz-vous, les dissentiments intellectuels subsisteront.
Je ne dis pas qu'ils disparaîtront tous. Mais nous serons stupéfaits, si nous voyons un jour dans quelles proportions ils seront réduits.
Si l'immense malentendu créé par l'esprit de contradiction allait disparaître, nous serions stupéfaits de voir dans quelle mesure l'union des intelligences suivrait l'union des cœurs.
Aimer, c'est deviner ; haïr, c'est ne pas voir.