‹ Les Plathelminthes du GibierChapitre 29 sur 30 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Liste ds Plathelminthes

classés d'après leurs hôtes

. Nous ne nous dissimulons aucunement que le chasseur naturaliste, s’il n’a jamais fait d’helminthologie, sera quelque peu dérouté par la liste des Plathelminthes que nous venons d’établir, et que nous avons Cependant réduite autant qu’il a été possible. Nous pensons lui venir en aide en faisant une récapitulation des plathelminthes classés d’après leurs hôtes; mais au lieu de présenter une liste simple et aride, il nous semble plus intéressant de la faire suivre de quelques commentaires qui faciiteront la besogne.

ARTICLE PREMIER

Mammifères

RUMINANTS. — Les cestodes adultes des ruminants appartiennent tous à la famille des Anoplocéphalidés. Ils sont peu nombreux.

MONIEZA EXPANSA (RuD.).est le cestode le plus commun. On le trouve chez tous les ruminants for-

ae

mant le gibier français. Notons qu’il est aussi très répandu chez les ruminants domestiques.

MONIEZA DENTICULATA (RUD.) n’a été observé jusqu’à présent que chez le chevreuil : Capreolus capreous. Cette espèce est plus rare que la précédente, même chez les animaux domestiques; mais il n’y aurait rien d'étonnant à ce qu’elle fût trouvée aussi chez un ruminant sauvage français autre que le chevreuil.

HELICTOMETRA GIARDI (Moniez) est un cestode des ovidés. Il ne semble guère avoir été trouvé que chez le moufflon : Ovis musmon quoique fréquent chez le mouton domestique. Nous verrons qu'il existe aussi chez les suidés.

Le cycle évolutif de tous ces Anoplocéphalidés est absolument inconnu.

Outre les cestodes adultes, les ruminants hébergent des larves qui peuvent se développer dans jintestin des carnivores.

Larve de L’ECHINOCOCCUS GRANULOSUS (BATSCH).

C’est le kyste hydatique. On peut le rencontrer chez tous les ruminants, dans le foie, te poumon, accidentellement dans d’autres organes.

Cysticerque de TÆNIA HYDATIGENA (PALLAS). Dans la cavité abdominale, accolé aux replis mésenteriques.

Cénure de TÆNIA MULTICEPS (LESKE). Cénure cérébral, du mouton domestique. Semble très exceptionnel chez le gibier de France.

Cysticerque de TÆNIA SOLIUM (L.). Très rare chez les ruminants.

Les trématodes des ruminants sauvages français ne sont guère que des douves hépatiques, les mêmes que l’on trouve chez leurs congénères domestiqués.

MCE

FASCIOLA HEPATICA (L.). La grande douve.

DICROCÆLIUM LANCEATUM (RUD.). La petite douve.

Peut-être observerait-on, plutôt dans le midi, l’amphistome commun de la panse; PARAMPHISTOMUM CERVI (ZEDER) qui est abondamment répandu dans

tous les pays chauds, chez les ruminants domestiques et sauvages”?

Le cycle évolutif de la grande douve du foie est bien connu; nous renvoyons pour son étude aux livres classiques où il est toujours pris comme type. Celui de Paramphistomum cervi est à peu près calqué sur lui, celui de Dicrocælium lanceatum est peu connu, il parait évoluer par l'intermédiaire d’un mollusque terrestre.

:PACHYDERME. Le sanglier de France ne semble pas posséder de plathelminthes. Etant donné que

le porc domestique n’en héberge que très rarement lui-même.

HELICTOMETRA GIARDI (MONIEZ), on peut supposer que le sanglier pourrait également en être porteur. Nous avons dit plus haute que lévolution de ce cestode est inconnue.

Egalement par analogie avec le porc domestique, le sanglier peut être porteur, le cas échéant, de larves de cestodes. ”

Larve d’ECHINOCOCCUS GRANULOSUS (BATSCH), kyste” hydatique (fois, poumon, autres organes).

Larve de TÆNIA SOLIUM (L.), parasite de la l'adrerie du porc (muscles) adulte chez l'Homme. Pas de trématodes connus chez le porc domestique de France.

RONGEURS. Les léporidés hébergent également des anoplocéphalidés adultes.

CITTOTÆNIA CTENOIDES (RAILLIET) Très commun chez Oryctolagus cuniculus, lapin de garenne.

CITTOTÆNIA DENTICULATA (Rup.). Moins fréquent chez Oryctolagus cuniculus, lapin de garenne.

CITTOTÆNIA PECTINATA (GÔZE). Egalement moins fréquent chez Oryctolagus cuniculus, japin de garenne, Lepus timidus, lièvre, Lepus variabilis, ièvre de montagne.

ANDRYA CUNICULI (R. BLANCHARD). Très commun chez tous les léporidés sauvages de France.

ANDRYA RHOPALOCEPHALA (RIEHM). Plus rare, chez Lepus timidus, lièvre commun.

Le cycle de tous ces Anoplocéphalidés est inconnu.

Comme formes larvaires de cestodes, les Iéporidés sauvages hébergent les mêmes que le lapin domestique (ne présente jamais de cestodes adultes, probablement parce qu’il n’a pas l’occasion de s’infester en

captivité).

Cysticerque de TÆNIA PISIFORMIS (BLOCH) dans les replis du mesentère et toute la cavité abdominale, cicatrices blanchâtres des premiers stades dans le foie. Cénure de TÆNIA SERIALIS (GERVAIS). Kystes sous-cutanés ou intermusculaires. Ces larves évoluent chez les carnivores. Les trématodes sont les douves

hépatiques que nous avons signalées chez les ruminants.

FASCIOLA HEPATICA (L.). Grande douve.

DICROCŒLIUM LANCEATUM (Rubp.). Petite douve.

PCR

OPISTHORCHIS FELINEUS (R1v.). Parasite du foie des carnivores, se verrait aussi chez les léporidés, très probabiement pas en France.

ARTICLE II

Oiseaux

Nous n’y observons que des cestodes adultes et des trématodes, pas de cestodes larvaires.

GALLIFORMES. Le groupe des cailles et perdrix : Coturnix coturnix.

Caccabis rufa, Caccabis saxatillis, Perdix perdix hébergent des cestodes de diverses familles.

RAILLIETINA (PARONIELLA) UROGALLI (MODDER).

Evolution inconnue.

RAILLIETINA (SKRJABINIA) CIRCUVALLATA (KRABBE). Id.

RAILLIETINA (SKRAJABINIA) BOLIVARI (LOPEZ NEYRA). Id.

RAILLIETINA (SKRJABINIA) POLYUTERINA (FUHR- MANN). Id.

RAILLIETINA (RAILLIETINA) GLOBIROSTRIS (FUHR- MANN). Id.

CHOANOTÆNIA INFUNDIBULUM (BLOCH). Fréquent aussi chez Ia poule domestique, évolue chez des insectes.

RHABDOMETRA NIGROPUNCTATA (CRETY). Evolution

inconnue.

METROLIASTHES LUCIDA (RANSOM). Id.

HYMENOLEPIS LINEA (GÔZE). Id.

Le faisan, Phasianus colchicus, héberge aussi

divers cestodes.

RAILLIETINA (RAILLIETINA) FRIEDBERGERI (LANST.).

Evolution inconnue.

CHOANOTÆNIA INFUNDIBULUM (BLOCH). Evolue chez des insectes. En France, on ne trouve pas d’autres espèces chez cet oiseau.

Chez les tétras : Tetrao urogellas et Lyrurus tetrix, on peut observer

DAVAINEA TETRAŒNSIS (FUHRMANN).

RAILLIETINA (RAILLIENITA) URSSALLI (MODEER).

Evolution inconnue.

RAILLIETINA (FUHRMANETTA) GLOBOCAUDATA (COHN). Id.

RAILLIETINA (SKRJABINIA) RETUSA (CLERC). Id.

HYMENOLEPIS MICROPS (DIESING). Id.

Les trématodes ne semblent pas exister chez les galliformes du gibier de France, on pourrait peutètre observer PLAGIORCHIS FÜLLEBORNI (MASsiNo). Dans l’intestin évolue chez des mollusques puis insectes aquatiques.

PROSTHOGONIMUS OVATUS (Rubp.). Dans la bourse de Fabricius même évolution.

HARMOSTOMUM FUSCATUM (Rüb.). Dans l'intestin. fi Evolue chez des mollusques terrestres. à

OTIDIFORMES, Les outardes. Otis tarda et Tetrax

tetrax peuvent présenter en France comme cestodes : IDIOGENES OTIDIS (KRABBE). Fvokution inconnue.

HYMENOLEPIS VILLOSA (BLocg). Id.

Pas de trématodes connus.

COLUMBIFORMES. Nous trouvons communément et indistinctement chez tous

RAILLIETINA (RAÏLLIETINA) CLERCI (FUHRMANN). Evolution inconnue.

RAAILLIETINA (FUHRMANETTA) CRASSULA (RUD.): Id.

RAILLIETINA (SKRAJABINIA), BONINI (MÉGNIN). Id.

Signalé seulement chez C. Pulumbus.

APORINA DELAFONDI (RAILLIET). Id.

HYMENOLEPIS SERRATA (FUHRMANN). Id.

Comme trématodes :

HARMOSTOMUM FUSCATUM (RüUD.). Evolue chez des mollusques terrestres et peut-être des espèces voisines mal définies.

CHARADRIIFORMES. Les Dilepididés sont très richement représentés, on y trouve aussi des Hymenolépididés. Le groupe des bécasses et bécassines Scolopax rusticola, Gallinago gullinago et espèces voisines hébergent en France.

ANOMOTÆNIA ÆGYPTIACA (KRABBE). Evolution inconnue.

ANOMOTÆNIA BACILLIGERA (IRABBE). Id.

ANOMOTÆNIA SLESWICENSIS (KRABBE). Id.

ANOMOTÆNIA CITRUS (KRABBE), Id.

is Eee Al Tree de

PARICTEROTÆNIA PARADOXA (RUD.). Id. PARICTEROTÆNIA STELLIFERA (KRABBE). Id.

HAPLOPARAXIS FILUM (GÔZE). Très fréquent. Id. HYMENOLEPIS AMPHITRICHA (RUD.). Id.

HYMENOLEPIS INTERRUPTA (RUD.). Id.

Le groupe des vanneaux, pluviers, courlis : Vanellus vanellus, Squatarola squatarola.

CHARADRIUS SPP. NUMENIUS ARQUATUS, renferme

ANOMOTÆNIA MICROPHALLOS (KRABBE). Evolution

inconnue.

ANOMOTÆNIA STENTOREA (FRÔLICH). Id.

ANOMOTÆNIA MICRORIHYNCHA (KRABBE), chez Numenius arquatus. Id.

ANOMOTÆNIA NYMPHÆA (SCHRANK). Même hôte. Id.

PARICTEROTÆNIA PARADOXA (RUD.). Evolution inconnue.

PARICTEROTÆNIA LÆY\YIGATA (RuUD.). Id.

Le groupe de chevalicrs : Tringa totanus, Totanus ochropus, Totanus hypoleucos, présente

DAVAINEA MINUTA (COHN). Seul Davaineidé chez les charadriiformes de France. Evolution inconnue.

ANOMOTÆNIA PLATYRIHYNCHA (KRABBE). Evolution inconnue.

PARICTEROTÆNIA PARADOXA (RuD.). Id.

CHOANOTÆNIA CINGULIFERA (KRABBE). Id.

HAPLOPARAXIS FILUM (GÔZE). Id.

HYMENOLEPIS AMPHITRICHA (RUD.). Id.

On trouve, chez les charadriiformes de France, les trématodes suivants :

Dans l'intestin : NOTOCOTYLUS ATTENUATUS (RUD.).

PARECHINOSTOMUM CINCTUM (Rub.). Evolution inconnue.

ECHINOPARYPHIUM ACONIATUM (DIETZ), Id,

HIMASTHLA LEPTOSOMA (CREPLIN). Id.

LEUCOCHLORIDIUM MACROSTOMUM (Rubp.). Evolue chez des mollusques (SUGCINFA).

Dans les sacs aériens : CYCLOCŒLUM MUTABILE (ZEDER). Evolue chez des mollusques.

TYPHLOCŒLUM CYMBIUM (SIESING). Evolue chez des mollusques. Dans le système circulatoire.

ORNITHOBILHARZIA INTERMEDIA (ODHNER). Evolue

chez des mollusques.

RALLIFORMES. On ne connaît chez le râle de genêts. Crex crex que :

ANOMOTÆNIA PIRIFORMIS (WELD). Evolution inconuue,

Chez les Ralliformes de mœurs peu aquatiques :

DIORCHIS AMERICANA RANSOM, Var. TURKESTANICA (SKRIABINE). Evolution inconnue.

HYMENOLEPIS POCULIFERA (LiINST.). Evolution inconnue.

D’autres espèces mal définies, paraissent devoir se rapporter aux charadriifornes ou ansériformes. Il y aurait lieu de les récolter fréquemment.

Les trématodes sont à pet près les mêmes que chez les charadriiformes :

Dans l'intestin : NOTOCOTYLUS ATTENUATUS (RUD.). Evolue chez des moliusques.

NOTOCOIYLUS GIBBUS (MEHL1s). Evolue chez des mollusques.

PSILOSTOMUM OXYURUM (CREPLIN). Evolution inconnue.

LEUCOCHLORIDIUM MACROSTOMUM (Rup.). Evolue chez des Succinea.

Dans les sacs aériens

CYCLOCŒLUM MUTABILE (ZEDER). Evolue chez des mollusques.

TYPHLOCŒLUM CYMBIUM (DIEsiING). Id.

ANSERIFORMES : Chez les oiseaux de ce groupe dominent les Hymenolépididés, qui se contractent généralement par labsorption de petits erustacés d’eau douce, contenant les cysticercoïdes. Il n’y a pas intérêt à envisager séparément des groupes d’ansériformes, tous peuvent héberger les mêmes parasites, qu’on trouve également chez le canard et l’oie domestique :

DIORCHIS ACUMINATi (CLERC).

DREPANIDOTÆNIA LANCEOLATA (BLOCH). Plutôt chez les oies.

ECHINOCOTYLE ROSSETERI (R. BLANCHARD).

HAPLOPARAXIS FURCIGERA (RUD.).

HAPLOPARAXIS ELISÆ (SKRIABINE).

HYMENOLEPIS MACRACANTHOS (LINST.).

HYMENOLEPIS TENERRIMA (LINST).

HYMENOLEPIS GRACILIS (ZEDER). Très fréquent.

HYMENOLEPIS ANATINA (KRABBE). Fréquent.

HYMENOLEPIS COLLARIS (BATSCH). Très fréquent. HYMENOLEPIS COMPRESSA (LINTON).

. HYMENOLEPIS SETIGERA (FRÔLICH). Fréquent.

HYMENOLEPIS TENUIROSTRIS (RUD.). Fréquent.

- HYMENOLEPIS CREPLINI (KRABBE).

HYMENOLEPIS CORONULA (DUJARDIN). Très fréquent.

. HYMENOLEPIS MEGALOPS (CREPLIN).

FIMBRIARIA FASCIOLARIS (PALLAS). Très fréquent.

Les trématodes des ansériformes sont, en grande partie, communs avec ceux des autres oiseaux aqua- . tiques.

Dans l'intestin et les cæcums : NOTOCOTYLUS ATTE- NUATUS (RUDb.). Evolue chez des mollusques.

CATATROPIS VERRUCOSA (FRÔLICH). Evolue chez des mollusques.

HYPODERÆUM CONOIDEUM (BLOCH). Id.

-PSILOSTOMUM OXYURUM (CREPLIN). Evolution inconnue.

‘STRIGEA TARDA (STEENSTRUP). Evolue chez des .mollusques, puis chez des invertébrés aquatiques.

LEUCOCHLORIDIUM MACROSTOMUM (Rup.). Evolue chez des Succinea.

CRYPTOCOTYLE CONCAVUM (CREPLIN). Evolution inconnue.

Dans le vésicule biliaire : Gymnophallus choledodocus (ODHNER). Evolution inconnue.

METroRCHIS XANTHOSOMUS (CREPLIN). Evolution inconnue.

Dans les sacs aériens : Cyclocælum mutabile (ZEDER). Evolue chez des mollusques.

CYCLOCŒLUM ARCUATUM (STossicH). Même évolution.

TYPHLOCŒLUM CYMBIUM (DIESING). Même évolution.

Dans le système ciculatoire : B(2 3fi (1221 cmv

Dans le système circulatoie : Bilharzielle polonica (KowALEWSKI). Evolue chez des mollusques.

PASSERIFORMES. Les cestodes de ces oiseaux sont représentés dans le gibier de France, par des Dilépididés et des Hyménolépididés.

Dans le groupe des merles et grives : Turdus merula. T. viscivorus. T. musicus. T. Iliacus. T. piliaris. T. torquatus. Monticola saxatilis, on observe

ANOMOTÆNIA CONSTRICTA (MOLIN). Fréquent. Evolution inconnue.

DILEPIS UNDULA (SCHRANK. Fréquent. Evolution chez des vers de terre.

DILEPIS BRACHYARTHA (CHLODKOWSKY). Evolution pobablement analogue.

CHOANOTÆNIA UNICORONATA (FUHRMANN). Evolution inconnue.

HYMENOLEPIS SERPENTULUS (SCHRANK). Très fréquent. Evolution chez divers insectes.

Chez l’alouette : Alauda arvensis, on trouve en France :

ANONCHOTÆNIA GLOBATA (LINST). Evolution inconnue.

BIUTERINA PASSERINA (FUHRMANN). Id.

Chez l’ortolan, Emberiza hortulana et le gros bec Coccothraustes coccothraustes, on observe

ANOMOTÆNIA BOREALIS (KRABBE). Evolution inconnue.

BIUTERINA PASSERINA (FUHRMANN). Id.

Le seul trématode connu chez les passériformes

du gibier de France est :

HARMOSTOMA FUSCATUM (RubD.). Intestin. Evolution chez des mollusques terrestres.

Vu, bon à imprimer :

Le Président de la Thèse, H. COUTIÈRE.

Vu :

Le Doyen de la Faculté, Pauz GUÉRIN.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, S. CHARLÉTY.

“ Sat tel À PU EX AUS à

Page 1