‹ Les Pleurésies Pulsatiles DroitesChapitre 28 sur 30 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I — Les pleurésies pulsatiles droites sont très rares : trois Cas dans la littérature, un cas personnel (Observ. IV). Il s’agit, dans tous ces cas, de pleurésies enkystées, paraissant siéger au voisinage immédiat des gros vaisseaux (localisation non douteuse dans lObserv. IV) ; il n’y a pas de cas connu de pleurésie de la grande cavité ou de pyopneumothorax pulsatiles à droite.

II. — Leur pulsatilité se manifeste par des battements systoliques visibles et palpables au niveau de la paroi thoracique antérieure, à droite du sternum. Ces battements peuvent être perçus par le malade et même se traduire à l’auscultation par un bruit systo-

lique intense (Observ. IV).

III. — Leur évolution est généralement aiguë ou subaiguë ; leur pronostic : le plus souvent bon ; leur

cause : variable.

IV. — Leur diagnostic se pose particulièrement avec l’anévrysme de l’aorte ; la radioscopie rend à cet

égard les plus grands services,

DER RURES

V. — La pathogénie de la pulsatilité de ces pleurésies semble devoir être ainsi comprise :

1° L'origine des battements se trouve au niveau de

l'aorte ascendante ;

2° La transmission des pulsations nécessite : a) le contact intime de la collection avec l’aorte ; b) une certaine tension de l’épanchement ; c) une résistance des parois de la poche pleurale et des organes environnants supérieure à celle de la cage thoracique au niveau de laquelle se manifestent les battements. —— L’existence d’un pneumothorax n’est pas indispensable ; celle-ci permet d'expliquer, dans certains cas,

la transmission anormale des bruits du cœur.

VAS Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, LE Doyen, J. TEISSIER

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