‹ Les Pleurésies Putrides: Conception actuelle de la QuestionChapitre 15 sur 44 · AT · texte numérisé non relu

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soit des exsudats fibrineux, soit des épanchements séro-fibrineux épisodiques.

Dans ce qu'on a appelé « la forme pleurétique de la gangrène pulmonaire », il est un fait à noter ; c'est la grande difficulté du diagnostic de la lésion pulmonaire initiale.

En effet, dans cette forme, le foyer étant très superficiel, le malade, pendant très longtemps, n'expectore pas les crachats caractéristiques de la gangrène pulmonaire et les mucosités fétides n'apparaissent qu'à une période fort avancée de la maladie. Elles peuvent même faire complètement défaut et leur absence explique les incertitudes du diagnostic. Bouveret, après Corbin et Bucquoy, avait déjà bien noté ce fait de l'absence prolongée de l'expectoration caractéristique.

Cet auteur l'explique de la façon, suivante : « le foyer pulmonaire étant très superficiel n’est en rapport qu'avec les plus fines ramifications bronchiques. Or ces bronches de très petit calibre sont aisément oblitérées par la fluxion œdémateuse qui s'étend autour de l’escharre et elles ne redeviennent perméables qu'au moment où débute l'élimination de cette escharre ».

Ce qui complique encore le diagnostic, c'est que le plus souvent les signes pleuraux masquent jusqu’au bout les signes propres à la lésion corticale du poumon ; on n'entend ni souffle tubaire, ni râles crépitants, ni signes cavitaires ; on ne constate ni odeur fétide de l’haleine, ni expectoration.

Nous avons personnellement observé un cas de pleurésie putride que rien, ni l’interrogatoire, m

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