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maison achetée 20.000 francs au début de 1914 est revendue 60.000 francs en 1916.
-En 1916, la valeur du sol n’accuse pas encore un mouvement général ascendant : toutefois pour certaines catégories de terrains, les terrains industriels notamment, il en est déjà ainsi :
Dans les environs de Paris à Clichy, à proximité d’une puissante usine d’avialion des terrains acquis en 19:5 par l’Assistance Publique ont subi à raison de leur situation une valorisation nouvelle très
-accentuée : | Terrains, sis boulevard de Lorraine et rue du
Général-Raguet.
4.921 mètres carrés 71809 : 30.334; 1910 : 100.000; I9I7: 200.050. |
8.073 mètres carrés 1858 : 93.000; 1898 : 43.000 ; fin 1913 : 30.000; 1917: 484.400.
: A Toulouse, les terrains avoisinant les usines, recherchés par elles en vue de prochaines extensions, accusent des plus-values de 3 à 4oo 0/0. Il semble qu'il en soit de même partout ailleurs, si les renseignements verbaux, très imprécis, qui nous ont été donnés pour de nombreuses cités françaises, sont exacts, Ce n’est que vers la fin de 1917 que le prix des loyers a suivi d’une façon à peu près générale le mouvement de hausse qu'avaient marqué depuis le début de la guerre les objets divers, susceptibles de
valorisation. Un appartement de 1.500 francs
ou
(XVe arrondissement de Paris) en 1913, loué 1.200 fr. en 1919, esl remis en location en janvier 1917 à 1.900 francs. Dans une rue proche des Champs- Elysées, un appartement valant 6.000 francs en 1914, payé seulement à la suite d’une convention 4.500 fr, en 1916, est, après décès du locataire, reloué à 6,500 francs en 1919. Dans le XIV°, en plein quartier populeux, un logement pris à 600 francs en janvier 1915 est fait par le bailleur 900 francs en octobre 1917. Mais cette hausse qui s’accuse dès lors n’est pas à l’abri de secousses violentes ; lorsqu’en mars et en juin 1918 les Allemand,menacèrent Paris et les départements limitrophes, il se produisit un exode considérable de population : la répercussion: ne se fit pas attendre ; un appartement, près du bois de Boulogne, pris en décembre 1917 à 4.800 francs, abandonné par le locataire en mars, est mis en localion au mois de juillet au prix de 4.200 francs. Un autre, meublé, aux environs immédiats de la Tour Eiffel, offert jusqu'alors 300 francs par mois, est loué en juillet à 100 francs. En province, les effets contraires se font sentir : à Toulouse,une maison est achetée 0.000 francs après avoir valu peu de temps auparavant 12.000 frañcs. A Paramé, une villa est cédée en location, au début de juin, à 2.000 francs ; le propriélaire en réclamait quelques jours après 4.000 fr. En temps ordinaire, elle était louée 900 francs. Ces dernières vicissitudes ne furent pas de longue durée:
— Do
la hausse reprit à Paris dès le mois de septembre avec une accélération marquée. L'appartement meublé qui avait été loué pour 100 francs en juillet était offert à 250 francs en septembre, à 300 francs le
# octobre et à 425 francs le 1° novembre. En pro-
vince, les exagéralions qui s'étaient produites se sont
tempérées dès que les causes qui les avaient moti: vées eurent disparu : à Toulouse, par exemple, un immeuble, acquis en juillet par une administration parisienne-pour loger ses archives, valait 30 0/0 de moins lorsqu'il fut remis en vente en décembre 1918, Les exemples pourraient être multipliés, mais éparpillés comme ils le sont, ils n'emporteront jamais une pleine force probante. [Il n’est malheureusement pas en notre moyen de fournir des statistiques plus générales et plus précises, les évaluations administratives ayant été suspendues au cours de Îa guerre et les intérêts particuliers s’opposant à la divulgation des plus-values qui les concernent.
SOUS-SECTION 11 La plus-value foncière
La plus-value foncière est au point de vue historique celle qui présente le plus d'intérêt, c'est elle en effet qui a donné naissance aux théories ricardiennes et georgiennes sur la rente, c’est elle qui, par suite, a suscité l'idée des impositions sur la valorisation du sol. Il est de fait qu’au temps et dans les pays où se
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sont formées ces doctrines, la situation privilégiée du propriétaire foncier apparaissait très nettement. En Angleterre, où les landlords avaient monopolisé la terre, aux Etats-Unis et dans les pays nouvellement ouverts à la civilisation, là où la spéculation était la cause même du progrès, le prix des terres atteignait des chiffres fantastiques après une rapide progression. Mais il ressort des études faites en de nombreux pays au cours des années qui ont-précédé la guerre que, les phénomènes de plus-value foncière ne sont pas aussi généralisés que certains auteurs le prétendaient. Des exemples épars recueillis par le vicomte d’Avenel (1) dans diverses régions de la France peuvent cependant singulièrement troubler
. l'esprit : :
“ Départements Domaines ou régions Années - Valeur Coulanges Cher 1780 128.000 fr Fo. 7 - 1814 269.000 — — 1826 300.000 Murs — 1782 36.000 = — 1845 109.000 — 18793 460.000 Flers Nord 1976 2.700 — — 1820 4.000 = — 1570 7.500 Rochette Bourgogne 1787 1.000 TR + 1347 1.500 — — 1885 2.200.
Jumilhac Périgord 1808 192.000 — — 1811 300.000 =. — 1828 500.000