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INDICES DE LA VARIATION DES PRIX

1867 146 1878 133 1889 III 1900 IIO

Pour les autres pays : Angleterre, Allemagne, Etats-Unis, en ne ténant pas compte des périodes pendant lesquelles des événements particuliers ont pu modifier l'équilibre d’un seul pays,avec des Index Numbers, obtenus de façon un peu différente, les courbes ont un tracé remarquablement concomilant. Cette constatation fait ressortir le synchronisme du mouvement général des prix dans le monde à une époque donnée.

A travers ces variations universelles, la plus-value mobilière a eu l’occasion de se manifester à diverses reprises. La dernière période de hausse, commencée vers 1895, continuait son évolution régulière en 1914 au moment où la guerre éclata. Celle qui la précédait remonterait, selon quelques auteurs, à 1850-1869. L'hypothèse est exacte pour les divers pays envisagés jusqu’en 1855, mais à partir de ce moment on constate malgré des plus-values temporaires (en :1863- 1855) une tendance marquée à la stabilisation, et qui ne fait même pas obstacle à un certain fléchissement. |

En 1869 et 1895 se révèle un mouvement dans le sens de la baïsse des prix. Si l’on veut tenir compte non seulement des varialions de grande envergure, mais encore des plus-values de moindre stabilité, on peut relever des maxima en : 1863-1865, 18792, 1880, 1882, 1889-1890, 1900, 1907.

Enfin, en prenant comme valeur comparative ini-

liale la moyenne des prix entre 1891 et 1900, on constate qu’en dehors des années comprises entre 1896 et 1898, on a pu toujours enregistrer sinon une tendance à la plus-value du moins l'existence d’une plus-value, d'importance variable,

Il est à signaler que la plus-value des objets mobiliers est loin de concorder avec les plus-values d’autres espèces, envisagées par ailleurs : beaucoup plus sensible que la plus-value foncière, elle se développe avec elle jusqu'en 1857, devient stationnaire jusque vers 1873 et se trouve en pleine décroissance en 1878, au moment où la plus-value foncière.atteint son maximum. Comparativement à la plus-value des valeurs mobilières à revenus fixes, elle accuse un mouvement nettement inverse. Elle semble ne concorder qu'avec la plus-value des valeurs à revenus variables ; phénomène très naturel, par suite du synchronisme, historiquement constaté, entre la hausse des prix et l’élévation du taux de rémunération.

La guerre a apporté des modifications à ces con-

. clusions édifiées sur un siècle d'observation. La plus-

value immobilière n’est survenue que tardivement et encore n’apparaît-elle pas généralisée. Les valeurs mobilières de quelque catégorie qu’elles soient reflètent dans leur ensemble une tendance marquée à la moins-value. Les objets mobiliers, par contre, dès 1914, avec une intensité particulière, se valori-

sent à un taux très élevé.

Pour la France, le prix du blé qui était par hecto de 26 fr. 25 en 1910, devient successivement en :

fr. fr.

1911 26,12 1915 3o (1) 1912 28,05 1916 3o (2) puis 33 (3) 1913 27,83 1917 33 (3) puis 36 (4) 191, > 27,97 1918 5o (5) puis 75 (6)

En supposant égal à 100 le prix moyen de l’hecto.

pendant la période 1901-1910, les indices des prix du

blé apparaissent égaux en:

1910 à 114 1914 à 120 1918 {x trimestre) à 222 IOII à 112 1915 à 136 1918 (2° — ) à 222 1912 à 125 1916 à 146 1918 (3° — })à 322 1913 à 120 1917 à 178

Le tableau suivant montre le mouvement des prix des principales denrées alimentaires pendant la guerre comparativement aux indices enregistrés en 1913 (6). (V. tableau p. suivante) (5).

La hausse est constante depuis 1914, d'intensité moyenne en 1915, par contre très sensible en 1916. La tendance est encore plus marquéeen 1917. Aucun synchronisme dans les mouvements particuliers à chaque produit. =

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