‹ Les Pneumonies expérimentales à RickettsiasChapitre 17 sur 55 · LL + ES · texte numérisé non relu

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Mais il y avait d'autres inconvénients :

— l'instabilité du virus: il faut pouvoir vacicner de grosses collectivités : or, le virus est fragile, se détruisant rapidement. Un virus utilisé le matin n'a

plus la même valeur quelques heures après.

— Je virus n’est pas dosable, et les quantités de

virus sont très variables suivant les cobayes.

Aussi BLANC a substitué à cette méthode de pré-

paration une autre méthode plus perfectionnée.

Deuxième méthode de préparation du vaccin. —

Les meilleurs procédés pour obtenir du virus desséché ne permettent pas d'avoir un produit stable. Cependant, il existe dans la nature un état du virus où il se présente à l'état sec avec un pouvoir de conservation très élevé : les déjections de puce in-

fectée.

Dyer avait montré que la puce du rat ( Xenopsylla Cheopis) reste infectée toute sa vie et que ses dé-

jections restent virulentes très longtemps.

BLanc et ses collaborateurs prouvent qu après 2 ans, le virus contenu dans la crotte de puce a tou-

jours la même virulence (essais faits sur l'homme).

Le titrage de la virulence d'un tel produit est aisé; si l’on nourrit des puces sur des rats infectés, on a

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une culture régulière de rickettsias dans l'organisme de la puce, et le nombre de germes éliminés dans les fèces est à peu près constant.

Pour avoir une précision plus grande, on mélange les déjections de puces provenant d'un grand nombre de ces parasites. C'est ce mélange qui est titré. Le cobaye et le rat, dont la sensibilité est trop loin de celle de l'homme. sont de mauvais réactifs.

Par expérimentation humaine, les auteurs ont montré que 1/1.000 de milligramme est infectant: et ils adoptent comme quantité de virus pour une dose de vaccin, 1/100 de millisgramme.

Au moment de l'emploi, les crottes de puce sont dissoutes dans un milieu tampon de pH 7 additionné de 1/150 de bile.

La technique de récolte des déjections est assez simple. Les puces étant infectées, au bout de deux semaines on épile des rats servant à les nourrir; les poils sont desséchés, et les déjections, recueillies facilement, sans technique particulière vis-à-vis des germes non typhiques qui pourraient sy trouver, sont réparties en ampoules scellées dans le vide.

Quarante grammes de virus peuvent être au besoin produits par mois, sans difficulté (Institut Pasteur de Casablanca). La conservation du stock de virus se fait à 40°.

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