POETE NORMAND
A u temps OÙ les Northmans vivaient dans les grands bois, ML Ou bien s'accroupissaient au fond d'une chaumine, Is auraient volontiers fait leur chef de Frémine ^fin qu'il pût chanter dignement leurs exploits.
Uors, ces enragés ennemis des Gaulois îussent montré partout leur belliqueuse mine; accoutrés de leurs peaux de chevreuil et d'hermine, Is auraient en tous lieux fait triompher leurs lois.
Le ciel n'a pas voulu que ta fière moustache, O Frémine! effleurât la cuirasse ou la hache; Et tu sertis des vers dans notre grand Paris
Pour que le doux bourgeois, promeneur solitaire, Dise en te rencontrant, la nuit, quand tu es gris : Corbleu! cet homme eût fait un très beau militaire!
RIMES TRUANDES
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Tu m'apparais comme un superbe rejeton, Dans ce vaste Paris tout barbouillé de rose. Carjat, garde tes airs de vieux lutteur morose, Dédaigne éperdûment les gloires de carton.
Les gens de l'Institut sont fiers de leur jeton De présence... Chez toi, l'on a lu vers et prose! Et tes joyeux vingt ans, purs de toute chlorose. Ont malmené les sots à grands coups de bâton.
Songe que le destin réserve ses tendresses Pour ceux qui sont sevrés de toutes les ivresses Poète, à leur festin tu ne saurais t'asseoir.
Prends ta place au banquet des bons anachorètes Et ne t'indigne plus d'arpenter, chaque soir, Le chemin qui conduit au pays des lorettes.
RIMES TRUANDES
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