‹ Les poëmes dorésChapitre 22 sur 31 · SOUVENIR · texte numérisé non relu

SOUVENIR

Une fois seulement elle m'est apparue,

Sous un doux ciel d'avril, dans une calme rue, Où l’odeur des lilas descendait des vieux murs. Le jour, en la touchant, prenait des tons si purs Qu’il semblait émaner de sa propre personne.

Sur un cheval anglais, pâle et svelte amazone, Elle pliait avec une fière douceur

Sa taille au rhythme égal du trot lent et berceur ; Puis elle déroba sa forme et sa lumière

Sous la porte où veillaient deux grands lions de pierre.

atr avril 1871.

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