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FETE

KEKT&EE DE l'a&MEE d'iTALII.

Je n'aime pas la gloire, La gloire des combats; Et, défaite ou victoire.

Je plains tous les soldats.

J'entrai, ce jour de fête.

Au cabaret d'un coin , Pour me monter la tête Avant d'aller plus loin.

La chaleur était forte , Et, pour cette raison, Je restais à la porte, Sur un banc de gazon.

Lors je voyais les choses Comme j'aime à les voir; Je vis couleur de roses Ce qui me semble noir.

Comme un torrent qui roule En envahissant tout, D'abord l'immense fou^e

Monta ^ monta partout; Sur les tilleub, les hêtres > Les échelles, les bancs.

Sur les murs, les fenêtres; Les tréteaux, les auvents.

Et les balcons & les façades Etaient pavoises d'étendards; Comme aussi toutes les estrades En coteaux sur les boulevards.

Comme un serpent, la grande armée Allait nous montrer ses tronçons; Tant cette gloire bien-aimée Sait faire payer ses rançons !

Au loin s'entendaient les fanfares.

L'armée avançait. Les tambours Aux roulements bruyants, barbares.

Firent vibrer les alentours.

Du piédestal qui l'emprisonne, Le capitaine en bronze noir Put distinguer chaque colonne.

Depuis le matin jusqu'au soir.

Cuivres, hurlez au ciel des sons de funérailles. Des crêpes aux tambours!... Sur de noirs étendards Qu'on nous montre, oh! cela fixerait les regards, Le chiffre de nos morts dans ces grandes batailles. Non ! Toujours la Victoire aux drapeaux en haillons ! J'avais le cœur serré de voir nos bataillons...

Le deuil marchait en tête; Et les rangs des blessés

Rappelaient, dans la féce.

Tant d'autres rangs laissés !

Les lignes épargnées De nos vaillants soldats Suivaient, accompagnées De triomphants vivats!

Car de chaque contrée Les populations Mêlaient à leur rentrée Leurs acclamaticMis.

£t sur les édifices.

Sur les toits des maisons, Des foules spectatrices Masquaient les horizons.

Dans ces confus mirages D'hommes & de chevaux.

De canons, d'andages, D'écheUes, d'échafkuds.

Par la vivante houle , Contre mon mur, heurté.

Étouffé par la foule.

Et portant & porté.

Je vis des bajkxmeties Se mouvant comme blés.

Puis le soounet des têtes, £t des drapeaux criUés!...

Devant la foule immense.

Tous ces hommes brunis Défilaient en àlrace, Vénis d*habîcs jaunis...

Et nos dames de France , Ces suprêmes pouvoirs, Pour la gloire en garance Agitaient leurs mouchoirs.

Il en était plus d'une Qui chez elle pleurait!...

Raisonner m'importune:

Rentrons au cabaret...

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