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LE RENOUVEAU

Heureux rarciste qui s'inspire Du vent printanier qu'il aspire :

Tout fermente en lui, tout respire ; Tous les arts bruissent leurs sons.

Comme sur les flots la mouette Plane & fait songer, l'alouette, En chantant dans l'air, lui souhaite Toutes les plus belles chansons.

Les aubépines sont fleuries Comme les fleurs dans les prairies.

Tout est vapeurs & rêveries, Quand on passe au soleil levant.

Lés cieux se mêlent à la terre, Et pendant ce divin mystère, Notre esprit, humble tributaire, Trouve sa note dans le vent.

Tableau, chanson, poëme ou prose.

Il reste toujours quelque chose De votre œuvre en plein air éclose Au milieu des senteurs des champs.

Soit le printemps, l'été, l'automne, L'hiver même, où chacun frissonne.

Toujours la nature nous donne Le diapason de nos chants.

Malgré l'espace qui verdoie, L'herbe nouvelle qu'on côtoie, Souvent la pensée est en proie A quelque sombre souvenir...

Oh ! quel gnome que la tristesse !

Elle s'impose, cette altesse.

Fuyez tous la mauvaise hôtesse!

Les beaux jours vont vous revenir.

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