‹ Les poésiesChapitre 74 sur 133 · OUVRIERE · texte numérisé non relu

OUVRIERE

Mon existence est vide...

Oh! comme ils sont heureux Ceux-là qui, deux à deux.

Vont dans les bois ombreux Par un matin splendide!

L'hiver & le printemps, Mais Tété plus encore.

Dès que le toit se dore.

Je vois, d'après Taurore, Quand il fera beau temps.

Je suis toute morose, Car les yeux me font mal.

Je ne vais pas au bal; Travailler m'est égal ; Mais n'avoir nulle chose, Etre sans un ami Dans ce coin solitaire...

Je dois, il faut me taire, A mon propriétaire Plus d'un terme et demi...

Quelle boueuse rue Que la rue où je suis !

— ipS —

Ma chambre est près d'un puits. A peine si je puis Apercevoir la nue!

J'ai passé chaque nuit^ Ma tache est achevée.

Mais je suis énervée...

Voici Taube levée £t le soleil qui luit.

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