ÉTOILES
L'Ange des nuits sur la colline Jette son voile déplié, Et, perdu dans la brume fine, Le mont chancelle et se dandine Comme un cyciope estropié.
Là-bas, fantastique décombre, La vieille tour du vieux manoir Se drape dans les plis de Tombre Comme un bandit au regard sombre Dans l'ampleur de son manteau noir !
Philovièîa, 5 1
Vaste fourmilière de mondes, Le ciel, tout bigarré de feu, Ruisselle de paillettes rondes.
Immense écrin de perles blondes Doublé d'un large satin bleu !
Et moi, vers la nue étoiléc Je lève mes regards séduits, Et ma fantaisie envolée Monte et papillonne, affolée Par les douces clartés des nuits.
Qui donc est là-haut qui secoue Rubis et perles dans les airs?
Serait-ce pas Dieu qui se joue Et qui, comme un paon, fait la roue Avec tous ces yeux grands ouverts?
Le poèt e aime les féeries :
Peut-être, pour valser en rond, Sont-ce de blanches Valkyrics Qui, comme en guirlandes fleuries, Passent une escarbouclc au front ?
$2 Philotfiéla,
Peut-être, ivres du suc des roses.
Quelques sylphes au vol moins sûr Allument-ils des torches roses, Pour regagner les portes closes Oui défendent leurs nids d'azur !
L'Ange des nuits sur la vallée Laisse tomber ses voiles noirs.
Et ma fantaisie envolée Monte et papillonne, affolée Par les douces clartés des soirs I
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