‹ Les poésiesChapitre 72 sur 172 · APRÈS LA FIN · texte numérisé non relu

APRÈS LA FIN

Triste d*avoir vécu^ lasse d*avoir gravi L'âpre cime d'où l'œil hébété d'épouvante Contemple le néant du rêve poursuivi ;

Mais sereine d'avoir en austère servante Fait sa tâche; attendant son salaire; espérant Que la tombe n'est point foUrbc ni décevante \

$6 Soirs moroses.

duand elle eut laissé choir en un spasme mourant Son bras faible où l'essai d'un dernier geste avorte Et sa tête avec Tair d'un blessé qui se rend ;

duand par sa bouche ouverte afin que Tâmc sorte Le miroir ne fut plus d'aucun souffle terni ; Quand un cierge brûla, quand ce fut une morte :

L'œil de la morte, l'œil déjà cave et jauni Pleura. Je vis pleurer cet œil. Telle une épée, Horrible, suinte encore après le duel fini.

O paupière par l'ombre étemelle occupée, Quelle angoisse pleurait ta larme ? Nul n'a su Si c'était quelque ancienne espérance trompée,

Morte ctTrayante ! ou ton suprême espoir déçu.

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