LE VAINCU
Tout ce que la clurté peut engendrer Je foudre^ Tout ce que l'Eternel a de colère en lui, Dans un imnu*nse éclair venait de se résoudre.
Champ des premiers combats, le chaos ébloui Avait porté le duel resplendissant des Anges, Et Lucifei* tombait pour n'avoir pas dit : oui.
CON'TES ÉPiaUES
Dans une profçindeur de flammes et de fanges S'obscurcissait Tantique égal des astres d*or, L'aïeul des révoltés, inhabile aux louanges.
Trop avant dans l'abîme acharnant leur essor, Deux Chérubins hâtaient la fuite de sa gloire ; Mais le vaincu lutta dans sa défaite encor.
Il vainquit! joie unique en l'infini déboire! Sur les deux serviteurs du maître contesté Plana, démesuré drapeau, son aile noire I
L'un des Chérubins dit : « Puisque tu m'as dompté, c Puisqu'en nous le divin triomphe a laissé prendre a Un instant de victoire à son éternité t
c Eteins notre lueur sidérale en ta cendre,
<c Et, le cœur consolé par de communs tourments,
c Dans ta chute avec toi force-nous à descendre. »
Autour de lui, les siens, dans ces mornes momentS) Les fils de son orgueil, les aiglons de son aire. Tombaient, brûlés d'éclairs et de foudre fumantSi
Contes épiques
Lui-même, expiateur marqué par le tonnerre, Il se voyait le long des temps illimités Traîner un désespoir mille fois centenaire 1
Il saurait Tinfemal amour des cieux quittés, Et du jour, dans la nuit, le souvenir acerbe... « Anges, dit-il, ouvrez votre aile, et remontez ! »
Alors les cieux vainqueurs frémirent! O doux verbe 1 O grandeur du premier maudit, compatissant 1 Les serviteurs du Trône, émus dans leur superbe,
Interrogeaient les yeux troublés du Tout-Puissant.