‹ Les poésiesChapitre 91 sur 172 · LE VAINCU · texte numérisé non relu

LE VAINCU

Tout ce que la clurté peut engendrer Je foudre^ Tout ce que l'Eternel a de colère en lui, Dans un imnu*nse éclair venait de se résoudre.

Champ des premiers combats, le chaos ébloui Avait porté le duel resplendissant des Anges, Et Lucifei* tombait pour n'avoir pas dit : oui.

CON'TES ÉPiaUES

Dans une profçindeur de flammes et de fanges S'obscurcissait Tantique égal des astres d*or, L'aïeul des révoltés, inhabile aux louanges.

Trop avant dans l'abîme acharnant leur essor, Deux Chérubins hâtaient la fuite de sa gloire ; Mais le vaincu lutta dans sa défaite encor.

Il vainquit! joie unique en l'infini déboire! Sur les deux serviteurs du maître contesté Plana, démesuré drapeau, son aile noire I

L'un des Chérubins dit : « Puisque tu m'as dompté, c Puisqu'en nous le divin triomphe a laissé prendre a Un instant de victoire à son éternité t

c Eteins notre lueur sidérale en ta cendre,

<c Et, le cœur consolé par de communs tourments,

c Dans ta chute avec toi force-nous à descendre. »

Autour de lui, les siens, dans ces mornes momentS) Les fils de son orgueil, les aiglons de son aire. Tombaient, brûlés d'éclairs et de foudre fumantSi

Contes épiques

Lui-même, expiateur marqué par le tonnerre, Il se voyait le long des temps illimités Traîner un désespoir mille fois centenaire 1

Il saurait Tinfemal amour des cieux quittés, Et du jour, dans la nuit, le souvenir acerbe... « Anges, dit-il, ouvrez votre aile, et remontez ! »

Alors les cieux vainqueurs frémirent! O doux verbe 1 O grandeur du premier maudit, compatissant 1 Les serviteurs du Trône, émus dans leur superbe,

Interrogeaient les yeux troublés du Tout-Puissant.

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