LE DINER Q.UE JE VEUX FAIRE
Ou le chez'd qui s'élance, Nous entrerons, si tu veux.
Nous aurons, ô ma charmante.
Alors même qu'elle bout, La soupe épaisse et fumante Où la cuiller tient debout ;
Puis le jambon de Mayence Aux éclatantes couleurs, Sur l'assiette de faïence Peinte d'oiseaux et de fleurs ;
Et l'omelette charnue,
Si jaune, qu'en ton erreur.
Tu la croiras revenue
Pour nous de chez le doreur.
Rien ne te paraîtra fade, Tout ira selon ton gré; Tu sais que pour la salade J'ai les soins d'un émigré.
LE DINER aUE JE VEUX FAIRE I03
Dieu sait les chansons de merle Que ton gobelet tiendra !
Tu peux y jeter ta perle :
L'argenteuil la dissoudra.
^^^^^^^^^^^fSi^mm^^