‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 3)Chapitre 60 sur 102 · LA CLEF DU CAVEAU · texte numérisé non relu

LA CLEF DU CAVEAU

'autre jour, chez un bouquiniste, Parmi plusieurs in-octavo,

J'ai, de Nodier suivant la piste.

Acheté la Clef du Caveau.

A la fois jovial et tendre, Ce bon vieux recueil délaissé Renferme, comme une autre cendre, Tous les airs dont je fus bercé.

Les chants ont eu première place Dans la mémoire, près du cœur.

Tout fuit, tout change, tout s'efface, Hors un relrain triste ou moqueur.

LA C.Ll.V J)U C.WIiAU

La serinette des grand' mères, Dont la note semble une toux, Souvent sur les heures amères Jette un son consolant et doux.

Et voilà pourquoi je vous aime, O timbres naïfs du Caveau, Où je me retrouve moi-même, Dans un amusant renouveau!

Caveau — disons plutôt bocage — Au galant et facile accès !

Clef charmante, rouvrant la cage Où gazouille l'esprit français !

11 n'est pas de Paris au Claire Lèvres n'ayant fredonné Jn Faiiiilh' de J\'1polbiiiiiic, Ou 'iitihiyclU\ ou /("-;/ A/;/ /(/.

Il sullil d'une riiournelle, D'un va''ue et tremblotant solo.

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