‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 3)Chapitre 62 sur 102 · LA CLEF DU CAVEAU · texte numérisé non relu

LA CLEF DU CAVEAU

Je me surprends à reconstruire Une époque avec un couplet.

Je vous revois, sensibles femmes, Avec vos manches à gigot.

Et vous. Enfants chéris des dames, Roucoulant dans votre jabot.

N'ayant rien qui le réconforte, Un rimeur dit, d'un ton fatal :

Pégase est un cheval qui porte Les grands hommes à l'hôpital !

Pendant toute une matinée,

La Clef du Caveau dans les mains.

J'ai rêvé, l'âme abandonnée

Au courant des anciens chemins.

Jusqu'au moment où, jeu féroce, Une voix soudain me souffla :

Alle\-vous-en , gens de la noce !

C'est l'air de la fin, celui-là.

LA CLLT DU CAVHAU

Et puis j'ai referme le livre, Sans me cacher d'être attendri, Le livre qui m'a fait revivre...

A la façon de Barhari !

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