‹ Les poésies complètes de Charles Monselet (volume 3)Chapitre 64 sur 102 · SIEGE DE PARIS · texte numérisé non relu

SIEGE DE PARIS

FACTION NOCTURXE

V/aWWv— —

E vent, sur les remparts épais, Caresse mon front et le baise.

O le joli petit vent frais,

Favorable au guerrier obèse!

Blafarde dans les 2;rands cieux orns, La lune argenté avec mystère Des files d'hommes aouerris.

Gardant des sacoches de terre.

sn:Gi-: dh paris

Un chassepot entre les mains, L'œil interrogeant la distance, Je songe à des temps plus humains, Je repasse mon existence.

O beaux jours, vite évaporés!

Jours d'inconsciente jeunesse !

QjLie ne vous ai- je savourés Avec une plus lente ivresse !

Hélas ! et maintenant holà !

Dire que j'ai (rage infernale!) Passé ma vie à railler la Digne garde nationale !

Jadis, les voyant s'emboîter, Hombés, sous Tépaulctte blanche, M'aurais-je pu jamais douter Qu'ainsi je serais un dimanche?

O châtiment du lanlaron !

Avoir lait mon jilaisir unique

SIliGE Di: PARIS 21

De me moquer du ceinturon, Et finir dans une tunique !

« Q.U1 vive? Avance au raliîment!

« Caporal, venez! »... — Oh! quel st vie ! N'importe ! allons-y noblement :

Homme autrefois doux, sois utile !

Jauvici" 1871.

/W /W /^ /V /V /îW /îW ^W\ Vs V\ V\ W\ Vs W\ ^^

Page 1