JUIN
V^oucHÉ dans l'herbe aux genoux de Florise, Sa belle main au-dessus de mes yeux A suspendu la cerise aux doux feux, Dix fois offerte, autant de fois reprise. « Mangez, monsieur ! » Oh ! la folle entreprise ! Est-ce l'amour ou le ciel qui me grise? Je vois sa bouche et je vois la cerise, Et mon désir les confond toutes deux, Couché çians l'herbe.
Montmorency! reconnais-tu tes jeux, Et les propos emportés par la brise, Alors que juin fait les jours orageux?
Ah! ces instants, qu'ils sont délicieux! Mais qu'ils sont courts! C'est ce qui me défrise, Couché dans l'herbe.
MOIS GASTRONOMIQUES 2o3