DIALOGUE NATURALISTE
« V-yN est un honnête ouvrier,
« Pas vrai, Jule? — Oui, ma vieille branche.
« — Et, quand on trime h l'atelier,
« On peut bien licher le dimanche.
<i — Je te crois ! — Ça ne fait de mal « A personne, vois-tu bien, Jule,
« Et ça raffermit le moral
« — Surtout pendant la canicule.
« — A ta santé! — Rudement bon, « L'clixir dont ma coupe est teinte!
u II remettrait un moribond.
« Où cela pousse-t-il l'absinthe? »
Alors l'autre ivrogne, étouffant :
„ — Chez moi... dans mon village, en Suisse.,
u Où ma femme et mon cher enfant
« Soûl enterres... Dieu les bénisse 1
(( Pauvre Jeanne! pauvre Parfait!
(Son ami respecte sa plainte.) « Verse à boir*e! » Puis, il se tait, Et ses pleurs battent son absinthe.
fê8*