‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 104 sur 133 · REVES · texte numérisé non relu

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Venez, rêves, en ma demeure, Voici la nuic... Entourez-moi.

Je ne vis qu'en dormant, je crois ; Je ne suis heureux qu'à cette heure.

L'esprit veille quand l'homme dort, L'àme survit quand l'homme est mort.

Réalité sombre & farouche Toujours pour celui qui n'a rien.

Les rêves donnent tout leur bie.i A celui qui pauvre se couche.

L'esprit veille quand l'homme dort.

L'âme survit quand l'homme est mort.

Et merci! beaux rêves ou songes.

Quand vos essaims suivent mes pas; Grâce à vous, je n'aperçois pas Et les menteurs & les mensonges.

L'esprit veille quand l'homme dort.

L'âme survit quand l'homme est more.

Lorsque je traverse une plaine.

Ou que je passe à travers bois.

Terrestres ou célestes voix ,

En chantant endormez ma peine.

L'esprit veille quand l'homme dort, L'âme survit quand l'homme est mort.

Au soleil, ou quand la nuit tombe.

Pendant les nuits, pendant les jours.

Doux rêves, suivez-moi toujours, Et ne me quittez qu'à la tombe.

L'esprit veille quand l'homme dort.

L'âme survit quand l'homme esc mort.

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