‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 112 sur 133 · RONDE DU BERGER · texte numérisé non relu

RONDE DU BERGER

Un berger avec sa bergère Passaient sur le gazon des champs, Tout joyeux un jour de printemps. Ils allaient, compère & commère, Suivant le chemin le plus long.

Tous deux sur un petit ânon.

Tout était verdure & lumière,

.Et l'oiseau chantait sa chanson,

Les cloches tintaient : Dig, ding, don.

Ils côtoyaient une rivière,

Suivant le chemin le plus long.

Tous deux sur le petit ânon.

Ils côtoyaient une rivière, Tous deux sur le petit ânon.

La bergère répondait : Non !

Au berger assis par derrière.

Suivant le chemin le plus long.

Tous deux sur le petit ânon.

Au berger assis par derrière La bergère répondait : Non!

Le berger, pour toute raison

L'embrassa, ne pouvant mieux faire, Suivant le chemin le plus long, Tous deux sur le petit ânon.

Le berger, ne pouvant mieux faire.

L'embrassa pour toute raison.

En retournant à la maison , On s'en alla chez le notaire.

Suivant le chemin le moins long.

Tous deux sur le petit ânon.

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