‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 2 sur 133 · LÉON BATTE · texte numérisé non relu

LÉON BATTE

11 me paraît étrange que vous, l'admirateiu- enthousiaste & réfléchi de toutes les créations vraies de l'Art, sous quelque forme qu'elles respirent; vous, l'implacable pour toute production sans substance , quelque brillante & réputée qu'elle soit ; il me paraît, dis-je, extraordinaire, en ce temps-ci surtout , que vous vous obstiniez à publier mes œuvres , quand vous mettez même obstination à retenir les vôtres.

J'accepte avec orgueil & reconnaissance.

Mais comme aussi nous avons débattu

ensemble toutes les pièces de ce nouveau recueil ; comme vous m'avez prêté l'appui de vos conseils sévères , & que vous-même avez mis la main à certains endroits en souffrance , vous me permettrez bien , rare ami, de vous dédier cette édition à laquelle vous avez pris une telle part, & qui d'ailleurs n'eût probablement jamais existé sans vous. . J'espère que tôt ou tard on nous saura gré de nos efforts communs.

Auguste de Chatillon.

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