‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 82 sur 133 · AURORE · texte numérisé non relu

AURORE

C'était au point du jour. J'ai cueilli du jasmin Sous ta fenêtre aimée , à l'heure où tu reposes ; Tous les oiseaux chantaient l'amour sur le. chemin, Parmi le chèvrefeuille & les grands lauriers roses.

Oh! que j'aurais voulu du moins baiser ta main En partant! Mais, hélas! tes portes étaient closes. Il me faut maintenant attendre après-demain... Et j'avais deux chansons pour toi fraîches écloses!

Je te les donnerai, dormeuse, un autre jour ; Pour un de tes baisers, le soir de mon retour. En m'éloignant, j'emporte en mon cœur ton image

Elle me suit partout. Déjà combien de fois M'a-t-elle fait rêver dans la plaine ou les bois... C'est égal, m'en aller sans te voir, c'est dommage!

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