‹ Les poésies d'Auguste de ChâtillonChapitre 84 sur 133 · ADIEUX · texte numérisé non relu

ADIEUX

Vous allez à vocre château, Et je resterai seul, madame.

Puissiez-vous revenir bientôt !

Vous allez à vocre château...

Hélas! pourquoi partir sitôt.^ Vous emportez toute mon âme.

Vous allez à votre château, Et je resterai seul, madame.

Seul!... Songez donc à ce tourment De chaque jour & de chaque heure :

Ne plus vous revoir un moment...

Seul ! . . . Songez donc à ce tourment ! '

Par votre souvenir charmant, Ecrivez de cette demeure.

Seul!... Songez donc à ce tourment De chaque jour & de chaque heure !

Ne plus vous voir ! Que devenir i^ Que devenir en votre absence;^ Gardez-moi votre souvenir...

Ne plus vous voir ! Que devenirr*

Comptez-vous bientôt revenir Rayonner de votre présence?

Ne plus vous voir! Que devenir.., Que devenir en votre absence )

Un jour, ou plutôt une nuit...

A ce château qui vous abrite Incognito j'irai sans bruit, Un jour, ou plutôt une nuit.

Puisque votre maison vous suie, J'irai, comme esclave émérite.

Un jour, ou plutôt une nuit...

Voir ce château qui vous abrite.

Je le contemplerai de loin; Je passerai loin de la grille ; Je me blottirai dans un coin ; Je le contemplerai de loin.

Personne ne sera témoin.

Personne de votre famille.

Je le contemplerai de loin...

Je passerai loin de la grille.

Quand je pense à votre départ, Mon cœur .est si plein de tristesse Que je vais & viens au hasard, Quand je pense à votre départ!

Revenez plus tôt que tard, Revenez, ma belle comtesse.

Quand je pense à votre départ, Mon cœur est si plein de tristesse !

Adieu jusqu'à l'hiver prochain, Et que le beau temps passe vite...

Laissez-moi baiser votre main , Adieu jusqu'à l'hiver prochain.

Adieu! vous qui partez demain.

Comme avec douleur je vous quitte.

Adieu jusqu'à l'hiver prochain, Et que le beau temps passe vite.

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