‹ Les poésies de l'enfanceChapitre 39 sur 78 · SELON DIEU · texte numérisé non relu

SELON DIEU

Mère, un cheval est à la porte,

Il demande la charité.

— Vite, du foin, qu'on le lui porte,

Il en sera réconforté.

Cheval, dis à Dieu, notre maître,

Qu'avec joie et sans te connaître,

Et nourris de sa charité,

Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un ramier est à la porte,

Il demande la charité.

— J'ai là du blé, qu'on le lui porte,

Il en sera réconforté.

Ramier, dis à Dieu, notre maître,

Qu'avec joie et sans te connnître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un enfant est à la porte, 11 demande la charité.

— Tout notre lait qu'on le lui porte, Il en sera réconforté.

Enfant, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.

Mère, un vieillard est à la porte, 11 demande la charité.

— Du vin, du vin, qu'on le lui porte, Il en sera réconforté.

Vieillard, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté. '

Mère, un coupable est à la porte, Il demande la charité.

tf>2 LES POÉSIES

— Ce manteau blanc, qu'on le lui porte, Nous l'aurons réhabilité.

Ami, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et brûlants de sa charité, Nous t'avons réhabilité.

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