SELON DIEU
Mère, un cheval est à la porte,
Il demande la charité.
— Vite, du foin, qu'on le lui porte,
Il en sera réconforté.
Cheval, dis à Dieu, notre maître,
Qu'avec joie et sans te connaître,
Et nourris de sa charité,
Nous t'avons bien réconforté.
Mère, un ramier est à la porte,
Il demande la charité.
— J'ai là du blé, qu'on le lui porte,
Il en sera réconforté.
Ramier, dis à Dieu, notre maître,
Qu'avec joie et sans te connnître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.
Mère, un enfant est à la porte, 11 demande la charité.
— Tout notre lait qu'on le lui porte, Il en sera réconforté.
Enfant, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté.
Mère, un vieillard est à la porte, 11 demande la charité.
— Du vin, du vin, qu'on le lui porte, Il en sera réconforté.
Vieillard, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et nourris de sa charité, Nous t'avons bien réconforté. '
Mère, un coupable est à la porte, Il demande la charité.
tf>2 LES POÉSIES
— Ce manteau blanc, qu'on le lui porte, Nous l'aurons réhabilité.
Ami, dis à Dieu, notre maître, Qu'avec joie et sans te connaître, Et brûlants de sa charité, Nous t'avons réhabilité.