ELLE ALLAIT S'EMBARQUER ENCORE
Où vas-tu, fille chérie ?
Quelle nouvelle patrie, Entre la terre et Les cieux, Loin de mon aile qui casse, Offre à ton vol tant d'espace Qu'il te dérobe à mes yeux?
Prends garde, jeune adorée, Qui de ma vie ulcérée Otes la plus chère fleuri Prends garde que ton courage Ne te soit dans un autre âge Payé par une douleur!
Car ton courage a des armes Puissantes contre mes larmes, Qui ne peuvent te parler; Mais les larmes d'une mère Suivent d'une trace amère L'enfant qui les fait couler.
0 jeune âme, ô jeune fille l Qu'attire une autre famille.
Mon souvenir t'y suivra.
Elle t'offre l'abondance, L'éclat et l'indépendance, Mais l'amour y manquera.
L'amour, ce ciment des âmes, Ce pur anneau de deux flammes Qui flottent contre le vent, Loin que l'absence l'altère, Là-bàs où finit la terre, Rejoint la mère et l'enfant