UN ENFANT A SON FRERE
Qui délia ma langue aux sons de la prière? Qui battait la mesure à mes douces chansons ? Sur mon livre muet qui versa la lumière ? C'est ma mère! Une mère ouvre notre paupière; Au fond de ses baisers, moi, j'appris mes leçons.
Qui soutenait ma tête et retenait ma vie,
Quand mon berceau brûlait de mes fièvres d'enfant?
Qui promettait le monde à ma rêveuse envie?
C'est ma mère ! Ma mère était toujours suivie
D'un ange à la main pleine, au long vol triomphant !
Si tu veux, nous irons où l'on trouve des roses, Pour jeter un bonheur à chacun de ses jours.
LES POÉSiLS
Nous irons dans un bois plein de fleurs, si tu l'oses» Et nous lui chercherons tant, tant do belles choses, Qu'à force d'être heureuse, elle vivra toujours.
DE L'ENFAJNCG 207