LE BARDE
Teulomal, redis-nous l'effroi, les voix plaintives. Par les pieds des chevaux les Ligures broyés. Les époux massacrés , les épouses captives , Dans le sang paternel leurs fils naissants noyés!... Vos pleurs remplaceraient les danses sous les chênes ! Plus que la honte aux fronts et Teffroi dans les cœurs... Pourriez -vous secourir d'un bras chargé de chaînes Vos enfants écrasés sous les pas des vainqueurs ?
LES SOLDATS
Mets ta force, ïarann, dans nos mains foudroyantes; Aux oppresseurs des Galls anathème et malheur !
De nos poitrines frémissantes Formons -nous un rempart : oui, ces plaines sanglantes
Seront notre tombe ou la leur!
LE ISARDE.
Vengeance, liberté, gloire à TAllobrogie! Illustre ta framée, ô guerrier des forêts ; Ton vieux père f attend ; rapporte -la rougie Du sang des étrangers qui souillent tes guérets.
196 BENOIT TRUFFET.
IJelle est autour d'un front la couronne de chêne! Mais plus beau le trépas où nous allons courir! Non , nous ne sommes point un peuple qu'on enchaîne. Répétons ce serment : Etre libre ou mourir!
LES SOLDATS
Mets ta force, Tarann, dans nos mains foudroyantes; Aux oppresseurs des Galls anathème et malheur!
De nos poitrines frémissantes Formons -nous un rempart : oui, ces plaines sanglantes
Seront notre tombe ou la leur !