‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 104 sur 393 · V. HTJGO. i*i · texte numérisé non relu

V. HTJGO. i*i

Mon cœur, quand il se perd sur les vagues béantes Préfère l'algue obscure aux falaises géantes, Et r heureuse hirondelle au splendide Océan.

Frais réduit ! à travers une claire feuillée

Sa fenêtre petite et comme émerveillée

S'épanouit auprès du gothique portail.

Sa verte jalousie 1 à trois clous accrochée,

Par un bout s* échappant, par l'autre rattachée,

S'ouvre coquettement comme un grand éventail.

Au dehors un beau lis, 2 qu'un prestige environne,

Emplit de sa racine et de sa fleur couronne,

— Tout près de la gouttière où dort un. chat sournois, —

Un vase 3 à forme étrange en porcelaine bleue

Où brille, avec des paons ouvrant leur large queue,

Ce beau pays d'azur que rêvent les Chinois.

Et dans l'intérieur par moment luit et passe Une ombre, une figure, une fée, une grâce, Jeune fille du peuple au chant plein de bonheur, Orpheline, dit on, et seule en cet asile, Mais qui parfois a l'air, tant son front est tranquille, De voir distinctement la face du Seigneur.

On sent, rien qu'à la voir, sa dignité profonde.

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