‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 119 sur 393 · PROMENADE · texte numérisé non relu

PROMENADE

Le soleil déclinait ; le soir prompt à le suivre Brunissait V horizon. Sur la pierre d'un champ Un vieillard, qui n'a plus que peu de temps à vivre, S'était assis pensif, tourné vers le couchant.*

C'était un vieux pasteur, berger dans la montagne, Qui jadis, jeune et pauvre, heureux, libre et sans lois, A l'heure où le mont fuit sous l'ombre qui le gagne, 2 Faisait gaîment chanter sa flûte dans les bois.

Maintenant riche et vieux, l'âme du passé pleine, D'une grande famille aïeul laborieux,»

Tandis que ses troupeaux revenaient de la plaine* Détaché de la terre, il contemplait les deux.

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