‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 238 sur 393 · LES CIGALES · texte numérisé non relu

LES CIGALES

Lorsque dans l'herbe mûre aucun épi ne bouge. Qu'à T ardeur des rayons crépite le froment, Que le coquelicot tombe lcnguissamment Sous le faible fardeau de sa corolle rouge,

Tous les oiseaux de l'air ont fait taire 1 leurs chants ; Les ramiers 2 paresseux, au plus noir des ramures, Somnolents, dans les bois, ont cessé leurs murmures, Loin du soleil muet incendiant les champs.

Dans les blés, cependant, d'intrépides cigales Jetant leurs mille bruits, fanfare de Tété, Ont frénétiquement et sans trêve agité Leurs ailes sur l'airain de leurs folles cymbales. 8

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