‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 242 sur 393 · BRUNETTE · texte numérisé non relu

BRUNETTE

Voici qu'avril est de retour, Mais le soleil n'est plus le même, Ni le printemps, depuis le jour Où j'ai perdu celle que j'aime.

Je m'en suis allé par les bois.

I^a forêt verte était si pleine, Si pleine des fleurs d'autrefois, Que j'ai senti grandir ma peine.

J'ai dit aux beaux muguets tremblants :

" N'avez-vous pas vu ma mignonne? " J'ai dit aux ramiers roucoulants :

" N'avez-vous rencontré personne? "

Mais les ramiers sont restés sourds, Et sourde aussi la fleur nouvelle, Et depuis je cherche toujours t/t chemin qu'a pris l'infidèlt.

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