‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 266 sur 393 · AUX PETITS ENFANTS · texte numérisé non relu

AUX PETITS ENFANTS

Enfants d'un jour, 6 nouveau-nés,* Petites bouches, petits nez, Petites lèvres demi-closes,

Membres tremblants,

Si frais, si blancs, Si roses ;

Enfants d'un jour, ô nouveau-nés, Pour le bonheur que vous donnez A vous voir dormir dans vos langes,

Espoir des nids,

Soyez bénis, Chers anges I

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Pour vos grands yeux effarouchés, Que sous vos draps blancs vous cachez, Pour vos sourires, vos pleurs même,

Tout ce qu'en vous,

Êtres si doux, On aime ;

Pour tout ce que vous gazouillez,

Soyez bénis, baisés, choyés,

Gais rossignols, blanches fauvettes !

Que 1 d'amoureux

Et que d'heureux Vous faites !

Lorsque sur vos chauds oreillers, En souriant vous sommeillez, Près de vous, tout bas, 6 merveille !

Une voix dit :

"Dors, beau petit; Je veille."

C'est la voix de l'ange gardien ; Dormez, dormez, ne craignez rien ; Rêvez, sous ses ailes de neige :

Le beau jaloux

Vous berce et vous Protège.

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