PRÉFACE
Encore qu'il n'y ait pas grand mérite à glaner des épis ou à cueillir des fleurs, il s'y trouve cependant une somme si grande de travail que le faiseur de gerbes ou le faiseur de bouquets éprouve un sentiment de joie quand il s terminé son travail^ quoique ce même travail ait été pour lui une source féconde déplaisir.
Cest un bouquet ou une gerbe selon qu'il plaira au licteur de Vappeler % que nous présentons aujourd'hui au public américain.
En faisant ce recueil de poésies nous avons eu en vue
£? d,eux objets : le premier \ et ce n'est pas le moindre en
*~ importance y a été de donner aux nombreux lecteurs de
^4 Français aux États-Unis une idée générale de la poésie
française au XIX e sûcle.
Le second a été de fournir aux écoles un livre contenant des pièces de tous les genres^ toutes absolument pures 9 montrant ainsi % qu'en dépit des accusations portées contre
elle, la littérature française, nous voulons dire celle digne de ce nom y contient des pages innombrables et charmantes qui peuvent être placées dans les mains de tous.
Puissions-nous avoir atteint notre but, et ça nous sera une grande satisfaction et un grand dédommagement des peines que nous avons prises.
Quelques mois en terminant au sujet des écoles.
Ce livre a sa place toute marquée au commencement de la troisième ou à la fin de la deuxième année de français t pas avant. Ce serait le mal employer que de le placer dans les mains des élèves de première année qui ne seraient pas capables de le comprendre.
Nous nous faisons un plaisir de reconnaître ici publiquement la dette de reconnaissance que nous avons contractée envers M. le docteur Frank Lane, directeur du " High School" à Washington, pour laide précieuse qu'il nous a apportée dans la lecture des épreuves et le nombre d'idées excellentes qu'il nous a suggérées.
Washington, le /j septembre 1889.