‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 312 sur 393 · LE CLAIRON · texte numérisé non relu

LE CLAIRON

L'air est pur, la route est large, Le Clairon sonne la charge, Les Zouaves vont chantant, Et là-haut sur la colline, Dans la forêt qui domine, Le Prussien les attend.

Le clairon est un vieux brave, Et lorsque la lutte est grave, 1

1, Gravk, terrible, grave is hère used for the sake of ttae rhyme.

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C'est un rude compagnon ; Il a vu mainte bataille Et porte plus d'une entaille, 1 Depuis les pieds jusqu'au front.

C'est lui qui guide la fête.

Jamais sa fière trompette N'eut un accent plus vainqueur ; Et de son souffle de flamme L'espérance vient à l'âme Le courage monte au cœur.

On grimpe, on court, on arrive,

Et la fusillade est vive

Et les Prussiens sont adroits,

Quand enfin le cri se jette :

" En marche ! A la baïonnette !"

Et Ton entre sous le bois.

A la première décharge, Le Clairon sonnant la charge Tombe frappé sans recours ; 2 Mais, par un effort suprême, Menant le combat quand même, Le Clairon sonne toujours.

Et cependant le sang coule, Mais sa main, qui le refoule

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