‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 321 sur 393 · LA CIGALE · texte numérisé non relu

LA CIGALE

Je suis le noble insecte insouciant qui chante Au solstice d'été, dès Paurore éclatante

Comme le papillon, je puise au cœur des fleurs L'eau pure qu'y laissa tomber la nuit en pleurs. Je suis par le soleil 1 tout puissant animée. {

Socrate m'écoutait ; Virgile m'a nommée.

Je suis l'insecte aimé du poète et des dieux ; L'ardent soleil se mire au 2 globe de mes yeux ;

Mon ventre roux, poudreux comme un beau fruit, res-

-***•. .•.-••■-. [semble

A quelque fin clavier d'argent et d'or, qui tremble ;

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