PENSÉE D'HIVER
Le givre 1 étincelle en étoiles blanches Sur la vitre où luit le matin changeant, Et brode de fleurs et de folles branches Un tissu moiré d'opale et d'argent.
Et l'on peut rêver les fenêtres closes, Tant le jour paraît lumineux et clair, Tant ce léger voile a de teintes roses, Qu'Avril passe et chante aux 2 plaines de Pair.
Mais qu'un seul rayon, 8 près de la gelée, Répande l'éclat d'un ardent flambeau, Aussitôt se fond la trame étoilée, Rien n'en reste plus que des gouttes d'eau,
Qui coulent alors, froide et lente pluie, Sur la vitre terne ; et l'on peut revoir, Dans le ciel d'hiver, la Mélancolie Errer vaguement sous son crêpe noir.
h Ls Givre, ls tha subject ot brode In tha third Une.
t. Aux, dant les.
& Qu ' un seul TMYOïr, let a single ray ot the son.
Ainsi plus d'une âme, entre elle 1 et la vie, Étend comme un voile aux doux reflets blancs I*e rêve, et se met à songer, ravie, Que tout resplendit sous ces plis tremblants.
Mais, un jour, subite et vive étincelle, Passe un clair rayon de réalité, Et l'illusion se fond et ruisselle, Couvrant de pleurs froids le cœur attristé.