‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 363 sur 393 · FINALE · texte numérisé non relu

FINALE

Ceux qui liront ces vers où palpite mon âme, Peut-être, ayant jugé que je suis un enfant De m'être consumé pour l'amour d'une femme, M'en voudront 1 de toujours chanter le même chant.

Espoir, soupir, amour, c'est là toute ma lyre, Et j'ai bien peu de mots pour la faire vibrer ; Mais quand on n'a qu'une âme où verser son délire, Faut-il donc plusieurs voix pour le faire pleurer ?...

Non ! non ! je ne suis pas ce qu'on nomme un poète, Je n'ai jamais chanté que pour bercer mon cœur ; Doux sont mes tristes vers, résignés sans tempête Et dédaigneux du monde au sourire moqueur.

— Mes pauvres vers d'amour, je vous hais, je vous aime !

Je vous hais pour 3 le mal qui vous donna le jour,

Je vous aime encor plus pour le repos suprême

Que je ne dois qu'à vous, mes pauvres vers d'amour! La Viole <T Amour*

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