‹ Les poètes français du XIXe siècle;Chapitre 51 sur 393 · LE COQUILLAGE AU ÈORD DE LA MER · texte numérisé non relu

LE COQUILLAGE AU ÈORD DE LA MER

Quand tés beaux pieds distraits errent, 6 jetine fille, Sur ce sable mouillé, frange d'or de la mer, Baisse-toi, mon amour, vers ia Monde coquiîie Que Vénus fait, dît-on, polir au * flot amer.

I/écite de l'Océan n'en à point dé pareille ; Les roses dé là jottô ©fat j>eine à l'égaler ; Et quand de sa volttte on appfoehe Torefilk, On entend teille toîx tyi'on ne peut démêler.

Tantôt c'est la tempête avec ses lourdes vagues Qui viennent en tonnant se briser sur tes pas ; Tantôt c'est la forêt avec ses frissons vagues ; Tantôt ce Sont des voix qui chuchotent tout bas.

Oh ! ne dirais-tu pas, à ce confuë murmure Que rend le coquillage aux a lèvres de carmin, Un écho merveilleux où l'immense nature Résume tous ses bruits dans le creux de ta main ?

Emporte-là, mon ange ! Et quand ton esprit joue Avec lui-même, oisif, pour charmer tes ennuis, Sur ce bijou des mers penche en riant ta joue, Et fermant tes beaux yeux, recueilles-en les bruits.

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