DIEU
NOTE DE LAMARTINEe.
J'avais connu M. de Lamennais par son Essai sur l'in différence. Il m'avait connu par quelques vers de moi que lui avait récités M. de Genoude, alors son ami et le mien. L'Essai sur l'indifférence m'avait frappé comme une page de J. J. Rousseau retrouvée dans le dix-neuvième siècle. Je m'attachais peu aux arguments, qui me paraissaient faibles : mais l'argumentation me ravissait. Ce style réalisait la grandeur, la vigueur et la couleur que je portais dans mon idéal de jeune homme. J'avais besoin d’épancher mon admiration. Jene pouvais le faire qu'en m'élevant au sujet le plus haut de la pensée humaine, Dieu,
Rene ne