‹ Les poètes illustrés du XIXe siècle [microforme]Chapitre 71 sur 121 · ECOUTE-MOI, MADELEINE · texte numérisé non relu

ECOUTE-MOI, MADELEINE

Pour ce aimez-moy, cependant qu’estes belle,

Ronsanp,

Ecoute-moi, Madeleine !

L'hiver a quitté la plaine

Qu'hier il glaçait encor.

Viens dans ces bois d'où ma suite Se retire, au loin conduite

Par les sons errants du cor !

Viens ! on dirait, Madeleine, Que le printemps, dont l’haleine Donne aux roses leurs couleurs, À, cette nuit, pour te plaire, Secoué sur la bruyère

Sa robe pleine de fleurs !

Si j'étais, à Madeleine, L'agneau dont la blanche laine Se démêle sous tes doigts !.… Si j'étais l'oiseau qui passe,

Et que poursuit dans l'espace Un doux appel de tu voix !.…

0 D mn pornos LELLELLELN LE EEE NTEEEEELLENLLELLLLX) CRRELELLLNEEEEEELERETLEEEELLERLLELLELELX) CERREEEREN PIERRE EE RELE NE EEETIELL7)

nm nn mme nono te sus

...… ner nono mt sssst rossee

Si tu voulais, Madeleine, Ta demeure serait pleine De pages et de vassaux :

Et ton splendide oratoire Déroberait sous la moire La pierre de ses arceaux !

Si tu voulais, Madeleine, Au lieu de 14 marjolaine

Qui pare ton chaperon,

Tu porterais la couronne F De comtesse ou de baronne,

Dont la perle est le fleuron !

Si tu voulais, Madeleine,

Je te ferais châtelaine ;

Je suis le comte Roger ;

Quitte pour moi ces chaumières ; À moins que tu ne préfères

Que je me fasse berger |

Septembre 1825.

Page 1