VIII. — L'action des poisons cancéreux peut varier
avec leur voie d'introduction : intraveineuse, péritonéale
ou sous-cutanée (chap. vin).
Les plus toxiques entraînent dans tous les cas une mort rapide.
Nous avons exécuté une série d'expériences avec des extraits préparés par broyage et épuisement des tissus cancéreux par l’eau salée à 7 pour 1,000. Une autre série de recherches a eu lieu avec des extraits préparés par congélation, broyage et épuisement par l’eau salée.
Le premier extrait agit tout particulièrement sur la circulation; le second modifie plus profondément la respiration (chap. var). Nous avons congelé nos tumeurs avec du chlorure de méthyle; nous pensons tenter de nouvelles expériences avec de l'air liquide.
X. — Tous les poisons cañcéreux sont hypotenseurs (chap. vu, fig. 1 à 5).
XI. — Ceux qui amènent la mort immédiate provo= quent des convulsions et tuent par arrêt respiratoire, le cœur continuant à battre.
Quelques-uns convulsivants à dose mortelle déterminent des paralysies quand on les injecte sous la peau, ou quand on en introduit dans les vemes une faible quantité. Beaucoup de poisons paralysants se comportent de même, par exemple la morphine.
NET se Un des extraits a provoqué des thromboses
multiples, comme le font certains extraits d'organes (chap. 1v, exp. XV). Nous avons démontré que la dose toxique de cet extrait n'élait pas diminuée pour un animal dont le sang aväit été rendu incoagulable par une injection préalable d'extrait de têtes de sangsues.
Les thromboses n'expliquent pas le mécanisme de la.
mort.