‹ Les poissons d'eau douce du Canada [microforme]Chapitre 148 sur 236 · HAMEÇON-AIGUILLE · texte numérisé non relu

HAMEÇON-AIGUILLE

Pour les poissons de surface, qui ont une bouche très petite, comme l'ablette, le dard, le petit chevesne, le saumonet, l'ombre, ete, il faut se construire soi-même des hameçons particuliers, lesquels, à une grande longueur de hampe joignent un crochet fin, acéré, et de petite dimension comme courbure ; on n’en trouve pas de semblables dans le commerce.

On détrempe, en les faisant rougir au feu, des aiguilles à coudre de très bonne qualité et aussi fines que l’on pourra trouver pour l'usage. Pendant qu'elles sont chaudes, on fait, au moyen d’une lame aiguë de ciseaux ou de canif, deux ou trois petites arêtes relevées en crochet vers leur pointe. Alors, au moyen d’un bec-corbin ou pince plate, on courbe cette pointe en forme d’hamecon, en l'inclinant un peu de droite à gauche, pour lui donner de l’entrage ; enfin, on fait rougir au feu vif les hameçons ainsi faits, et on les trempe dans l’eau froide.

Fi1G. 92.—Hameçon-aiguille,

air" Que d e ns me mm RPG Ve -

nous

Le ge

Bien entendu, les aiguilles restent blanches : on pourrait si l'on était habile les recuire au bleu. Il vaudrait peut-être mieux les tremper au suif ou à l’huile, pour les rendre moins cassantes ; mais à l’eau on réussit bien ; c’est tout ce qu'il faut.

On monte des moucherons artificiels très petits sur ces hameçons, dont on peut se servir également avec des insectes naturels. On empile les hameçons-uiguilles de la même manière que les limericks sans palette où comme des hamecons à chas, en conservant celui de l'aiguille,

Page 1