‹ Les poissons d'eau douce du Canada [microforme]Chapitre 179 sur 236 · FIG, 175. F1G · texte numérisé non relu

FIG, 175. F1G

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Mcuches artificielles variées de gros:eur, de forme et de couleur.

lumineux et serein, une plus foncée par un jour couvert ou une eau moins limpide, C’est tout ce qu'il faut. Et maintenant, il suffit de savoir les construire pour en posséder au besoin une provision inépuisable, car elle se renouvelle sans cesse ; pour savoir il faut apprendre, et nous allons essayer de montrer,

La soie, la laine et la plume de différents oiseaux, les fils métalliques, telles sont les matières premières des insectes artificiels. Avec lu soie, la laine et le coton, on confectionne le corps des gros insectes: leurs paites, les ailes, les antennes se font avec de la plume noire, grise, jaune ou rouge. Mais il est un principe qui doit dominer toute cette fabricution : c'est que, quel que soit le talent avec lequel est faite une mouche artificielle, elle paraît au poisson beaucoun plus grosse qu'elle n'est. Quelle est l'explication de ce mystère ? Nous ne le savons point, mais le fait est patent : prenez un insecte naturel —plus gros qu’une mouche

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artificielle ordinaire — les petits chevesnes, les dards, les petites truites l'attaqueront hardiment : mettez l’insecte artificiel de méme grosseur à sa place, la grosse truite et les gros chevesnes l’attaqueront seuls. Or, le gros poisson attaque surtout la grosse esche ; donc, pour le petit poisson, cette petite mouche artificielle est grosse. Donc, pour bien pêcher, le moyen de réussir c’est de se servir d'insectes artificiels ertrémement petits.

Fia, 179, FIG 180. Fi1G. 181.

Moucherons et cousins en plumes tournées autour de la hampe de l’hameçon.

Les petites mouches, les moucherons, les cousins (fig. 179 à 181) se font avec de la plume seulement — que l’on prend sur le coq, le chapon, la perdrix, la bécasse, la pintade, le canard mâle — les meilleures sont celles qui se mouillent le plus difficilement. Chez le coq et le chapon, les meilleures plumes sont celles de la collerette ; on en trouve de toutes les couleurs.

La barbe de la plume du paon ou celle de la plume d'autruche forment les meilleures matières pour construire les corps des insectes, et sont bien préférables aux chenilles en soie de différentes couleurs qui se mouillent et se déforment sous l’eau (fig. 182 et 183).

On arrache le pennon des grosses plumes—du haut en bas—pour avoir un ruban barbelé ; quant aux petites plumes du coq on les emploie telles qu'elles sont, On choisit de la soie de la même couleur; l’on place l’ha-

Fia 182, Fi, 183.

Corps en chenille de soie de deux couleurs, FIG, 181.—Limerick sans palette

pour mouche artificieile,

meçon entre ses doigts, le dard en dehors de la main, c'est-à-dire en avant des doigts et en dessus ; cet hameçon porte la florence empilée soigneusement. Alors on fait deux ou trois tours: avec la plume au bout de l'hameçon, vers le coude, et deux tours par-dessus, avec la soie, en ayant soin de passer celle-ci entre les Larbes ouvertes, suns les ployer. On

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