‹ Les poissons d'eau douce du Canada [microforme]Chapitre 44 sur 236 · MAP 0 US | CS · texte numérisé non relu

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Thompson, l'auteur américain qui a précisé le mieux les caractères distinctifs des ésocidés, n’a écrit que huit lignes sur le maskinongé, huit lignes que je traduis ici, sévèrement :

Esox nobilior, Thompson-Muskallunge.

“ De même forme que celle de £, lucius, sauf la largeur plus accentuée de la tête, en tenant compte de lu taille du poisson; sur les ouïes sont des écailles de dimension égale aux yeux, distribuées en huit rangées sur les deux ouïes et les opercules ; couleur gris foncé; flancs parsemés de rosaces sombres sur un fond d'argent grisâtre ; ventre blanc; nageoires piquées de taches noires.”

Dekay, Le Sueur, Thompson, Jordun et (rilbert, les autorités les plus respectables en la matière, ne disent rien de plus au sujet du maskinongé.

Prenant au hasard un rapport officiel des pêcheries du Canada, je vois qu’en 1881, le rendement de lu pêche du maskinongé a été comme suit:

De Québec au haut de la rivière Ottawa... Fosse 127,000 pièces Division Richelieu... soso 1,500

te Châteauguay et Beauharnois..........,....………. 112,000

‘te Trois-Rivières. es 1,200 ‘

fe Berthier et Joliette... 0,055

se Lac Deux-Montagnes et bas Ottawa 1,560

# Montréal... Siesctaseoivssiseutee 3.900 1bs

# Haut Ottawa et Gatineun........................ 1,300 1bs

Entre les sources de l'Ottawa et celles des grands tributaires du luc Saint-Jean, il existe des milliers de lacs dans lesquels le Montagnais et le Tête-de-Boule, le trappeur, et quelquefois le bûcheron (lumberman), seuls, ont pu jeter la ligne, en passant et au hasard. Le plus grand nombre de ces lacs sont peuplés de brochets, de dorés, de maskinongés, de gros chevesnes et autres poissons blancs, qui n'ont jamais été relancés dans leur résidence séculaire: en sorte qu'ils ont pu s’y développer jusqu'aux extrêmes de leur croissance, dans une liberté entière et à l'abri des poursuites de l’homme.

Durant l'été, ces poissons se répandent dans les rivières dont le lac voisin est le réservoir, soit pour y frayer soit à la recherche d’une proie plus abondante ou plus facile.

Au dire des trappeurs, les maskinongés y atteignent des proportions énormes. De fait, dans une excursion que je fis, il y a trente ans, au nord des comtés de Berthier et Joliette, mon guide, Simon O’Bomsa8ing,

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