LE BARS BLANC
Rocous Chrysops. - The White Bass.
Ce poisson, autrefois très nombreux dans nos grands laes d'Ontario, à perdu toute importance cominerciale et finira par disparaitre complètement, comme le salmo salar est disparu, comme s'en vont l'esturgeon et le doré par suite d'une pêche à tout prendre, tant au filet qu'à la seine, C'est un beau poisson d'eau douce, allié au bars, arrivant au poids de une à trois livres. Si les pêcheurs à la ligne le regrettent pour sa vaillance, les pêcheurs par état se réjouissent de sa disparition, parce qu'il était un terrible destructeur d'œufs de poisson blanc.
Ce serrannidé d'eau douce doit son nom et sa classification à Ratinesque : et c'est le professeur Gill qui en a donné la description suivante :
“Dos argenté, teinté d'or au-desseus de la ligne latérale, avec des rougeurs au-dessus; flancs Assombris longitudinalement par cinq ou six lignes brunes au-dessus de la ligne latérale, dont une d'elles est traversée par cette dernière ligne et par un nombre variable de pareilles ombres au-dessous de la ligne latérale, transposées d'un sujet à un autre et fort capricieusement distribuées. La ligne dorsale fortement recourbée : l'axe du corps au-dessous du milieu de sx hauteur; tête conique, légèrement déprimée aux joues, bouche petite, presque horizontale ; yeux grands, mesurant de bien près, en diamètre, la longueur du museau.” Familier de la région des grands lacs, de la vallée du Mississipi et des territoires du nord, le bars blanc de taille moyenne offre un beau coup de ligne au pécheur amateur, Il ne donne pas la fortune, mais il procure le plaisir. Sa péche est très recherchée par les sportsmen qui fréquentent le lne Pepin.
I n'y a aucun doute que le burs blanc est le poisson connu en France où il a été acclimaté et propagé de 1877 à 1879, par M. Cabronnier, sous le nom de bars blanc du Canada. I nous quitte pour aller vivre làbas ; puisse-t-il y perdre les défauts que nous lui reprochons et conserver les qualités que nous lui reconnaissons. On n'est pas plus brillant, mais aussi on n'est pas plus brigand.
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Aspro
Cest u percidés, « du bassin lacs, Il se par le go:
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L'APRON
T L'APRON Aspro vulgaris, Apre, Sorcier (france) — Garrocher, Rasevase (Canal. - Alvordius Aspro (États-Unis).
Cest un de nos plus petits poissons de rivière, de la famille des percidés, que l'on retrouve dans presque tous les cours d'eau et ruisseaux du bassin du fleuve Saint-Laurent, depuis Montréal jusqu'aux grands laes. Il se rapproche beaucoup de la perchaude par son aspect général, par le goût de sa chair, par les yeux et la rugosité des écailles, qui lui ont valu son nom d'apron où d'apre ; il en diffère pur la couleur de sa robe moins brillante, d'un gris sale, avec trois marbrures noirâtres
Fi, 30, L'APRON COMMUNX { Axpro vulgaris, )
partant du dos et descendant obliquement sur les flunes pour s'arrêter à la région ventrale, par la forme particulière de sa tête, large, un peu aplatie, écailleuse, à museau lisse et obtus, par sa bouche en retraite et en dessous, pur son corps plus allongé, fusiforme par des nageoires d'une forme particulière qui surprend au premier coup d'œil. Les dorsales sont peu élevées et peu étendues ; lu première, composée de neuf rayons épineux dont les plus longs oceupent le milieu, décrit une courbe assez régulière ; lu seconde, supportée par treize rayons, forme
une ligne irrégulière dans toute son étendue ; les nageoires pectorules sont ovulaires ; les ventrales, très longues ; entin, la caudnle est taillée en forme de croissant,
Chez l'apron, les ovaires sont régulièrement développés et les œufs ont une grosseur supérieure à ceux de In perche, malgré su petite taille qui atteint rarement huit pouces de longueur.
L'apron mord aux vers et aux insectes, en eau trouble aussi bien qu'en eau claire, Enfant, je l'ai pêché avec succès au moyen d'un fil armé d'une épingle recourbée, Capricieux, il mord à ses heures: il s'avance par sacendes vers l'esche qui le tente, s'en tient à une certaine distance ; mais si vous faites mine de la retirer, il s'en rapproche d'un mouvement rapide, et quelquefois la saisit et la secoue violemment, Dès qu'il est enferré il n'oppose aucune résistance,
D'après la description que fait Blanchard de ce petit poisson, l'apron de France et celui du Canada ne différent aucunement entre eux “L'apron se tient, dit-il, au fond de l'eau et ne nage guère en pleine riviore que par les mauvais temps, lorsque soutHent les vents du nord et de l'ouest, alors que les autres poissons se retirent dans les profondeurs Cette circonstance à amené les pécheurs de plusieurs localités à regarder l'apron comme le poisson maudit et ils s'en sont vengés en l'appelant le sorcier,
La raison de la malchance des pécheurs en ces eus était facilement explicable, puisqu'ils ne prennent dans leurs tilets que les poissons voyageurs où en maraude, et qu'en ces jours venteux les gros poissons se retirent dans les bus-fonds comme de bons bourgeois en tenps d'orug restent au coin du feu, et que seuls les pauvres nprons, à l'instar de mendiants que la faim presse, ont le courage de se mettre en route,
Au-dessus de Montréal, on désigne l'apron sous le nom de garroche parce qu'il vit dans des endroits euillouteux, Au-dessous de Québec on le prend ussez Souvent pour un brocheton, avec lequel pourtant ina pas le moindre point de ressemblance : d'autres en font un doré: entin, sur FOttawa, on l'appelle rusesruse à cause de son habitude de se tenir au fond de l'eau
Chabot
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FAMILLE DES COTTIDÉS
Chabot de rivière. - Bull-head, Miller's Thumb (Angleterre). Koppe, Koppen, Groppe, Kaulkop ;Allemugne).
Nessore !ltulie).
Voici un poisson petit en naissant, ce qui est naturel, petit en grundisant, ce qui parait paradoxal, petit en sa plus forte taille, tant vaillant qu'il soit, sans être pour cela un poisson noin, car, à quatre pouces de longueur, 1 passe pour un géant dans son espèce, On le connait si bien en Europe et en Asie qu'on en a fait des portraits séduisants, qui nous le Wontrent en chair rose, croquée pi des dents de perles, Si vous he le croyez pas, vous m'avez qu'à lire: c'est de Locurd qui parle :
La chair du chabot est ronge, comme saumonée, d'excellente qualité ùu cause de sa petitesse, on ne peut le manger que frit, après l'avoir débarrassé de sa grosse tôte ; il vaut alors au moins autant que le meilleur goujon. On s'en sert souvent comme amorce vive pour pécher le brochet, la perche, la truite qui en sont tres friands.”
Gessner nous dit: “ Le chabot a la chair saine, bonne et agréable on zoût; on apprécie ceux qui vivent, dans les eaux courantes.”
Brel vient à son tour : * Le chabot dit-il, est peu recherché coince aliment, sans doute à cause de su faible taille : sa chair qui, en cuisant prend une couleur saumonée, n'est cependant pas à dédaigner.”
Un autre nous parle dans le même sens, par les lignes qui suivent : Le chabot est peu recherché comme aliment, sans doute à cause de su petite taille; car la qualité de sa chair, d'aprés un avis assez général, pourrait lui mériter quelque considération, Cette chair, devenant par la Cuisson rouge comme celle du saumon, à un aspect fort appétissant.”
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“ Notre vieil ichijologiste, Rondelet, s'exprime en ces termes au sujet des chabots : “Ils ont la chair molle, assez bonne au goût et qui n’est pas à mépriser.” Dans les Alpes-Maritimes, on est loin de la dédaigner. Rissot rapporte que “ce poisson, dont la chair est agréable, fournit un mets daélieit aux habitants des montagnes.” On pratique la pêche du chabot ex divers endroits (en Europe, bien entendu), mais c'est le plus ordinairement dans le but de se servir de ce poisson pour prendre les anguilles. Les pêcheurs, en effet, assurent que les anguilles donnent la préférence aux chabots, après les goujons, sur tous les autres appâts, “ Le marché de Munich est très souvent approvisionné de chabots, dit M. de Siebold, à la grande satisfaction des pêcheurs d'anguilles,"
C'est comme esche et comme appât que je donne ici place à cet infiniment petit poisson qui ne deviendra jamais grand, mais qui peut aider considérablement à nourrir, attirer, surprendre et capturer de forts et grands poissons.
Personne n'en u mieux parité que Emile Blanchard, duns son livre Les Merveilles de la nature, lorsqu'il écrit :
“Ce petit poisson, qui, duns ses plus belles proportions, ne dépasse guère la tuile de 0", 12 à 0", 14, est commun à peu près dans tous les cours d'eau vive dont le fond est parsemé de pierres et de gravier, Na forme étrange, due principalement à la grosseur énorme de sa tête; sa peau nue, molle, un peu visqueuse; la couleur grisâtre de son corps, élégammeut rehaussée de bandes et de taches irrégulières d'un brun foncé ; ses nageoires marquées d'annulations de cette dernière nuance, lui donnent un aspect particulier et le signalent à l'attention.
“Le volume de la tête étant ici le caractère le plus frappant du poisson, les dénominations vulgaires rappellent pour la plupart ce curactère, Le nom de chapot où de cabot remet en mémoire notre vieux mot français caboche, mais les altérations manquent rarement de modifier les noms, au point même de masquer leur igine.”
Depuis sa forte &ête aplatie à la crapaudine, jusqu'à ln queue, le corps du chabot s'amineit graduellement, et gracieusement pourrait-on dire, par In régularité de lignes frappées dans le ecntour de nuances et de couleurs harmonieusement diversifiées et ménagées ; par les nageoires pectorales dorsaies et cnudale tissées à In façon de fines dentelles, ressetnblant à des ailes d'oiseau, gnzées parfois comme des ailes de libellule,
Tout petit qu'il soit, le chabot est pourvu d'une large bouche, et ses mâchoires sont tapissées de dents en velours rangées en bandes vers l'abime d'un gosier insatiable, L'opereule lisse armé d'une pointe plate cachée sous la peau, comme un poignard dans sa gaine, est uu faible moyen de défense contre ses puissants ennemis, Aussi a-t-il recours à
ses nage mort pa Je rev nue, Ell latérale, très petit à l'aide d leur som dent se c prendre, “ Plusi notés, C'h reil eût « hab'tunt | arrondi, « bouche ; 1:
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ses nageoires plutôt qu'à ses armes pour se protéger, en échappant à la mort par la fuite.
Je reviens à Blanchard. “ Lu peau du chabot, dit-il, est absolument nue, Elle n'a pas d'écailles; elle n'en à aucun vestige. Sur la ligne latérale, et même sur l'opereule, on aperçoit, avec un peu d'attention, de très petits tubereules mous et blanchâtres. En examinant ces tubereules, à l'aide d'un grossissement, on constate sans peine qu'ils sont percés à leur sommet d'un petit trou. C'est par ce trou que s'échappe ln mucosité dent se couvre le poisson, dont il englue les doigts lorsqu'on vient à le prendre,
* Plusieurs traits de l'organisation interne du chabot méritent d'être notés. Chez ce poisson, il n'y à point de vessie natatoire ; ce petit appureil eût été probablement ssos utihté pour l'animal nssez sédentaire, hab'tunt toujours des eaux peu profondes, L'estomae consiste en un sue arrondi, dont ln capacité est parfaitement en rapport avec ia large bouche ; le pylere est accompagné de quatre eceums : l'intestin est deux
RSR RE RS
ai. CHABOT COMMUX où DE RIVIERE.
fois replié sur lui-même, par conséquent, d'une assez grande longueur : le foie, qui est volumineux et d'une teinte rouge fonce, oceupe le eoté gauche, Les ovaires, plus où woins découpés en manière de lobes, suivant leur degré de plémtude, font leur tunique noiritre comme celle des laitances : leur volume étant énorme lorsque les œufs sont parvenus à maturité, le ventre de l'animal se trouve distendu au point de prendre l'aspect d'une ditformute, Lu colonne vertébrale ust composee de trent. deux vertèbres: dix abdominales, vingt-deux caudales
PR A RG
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Dans sa distribution géographique le chabot se trouve en Europe, en Sibérie, au Groënland, aux États-Unis, au Canada, Après un long et minutieux examen de ce poisson dans toute l'étendue de l'Europe M. Blanchard en est arrivé “à lu certitude absolue qu'il n'existe qu'une seule espèce de chabot, qu'il n'y aucune différence plus notable entre les individus des départements les plus éloignés qu'entre les individus nés dans le même ruisseau, pour la France, et il ajoute: “Un z0ologiste de l'Allemagne, M. Jeilleles, a fait récemment une étude comparative des espèces de cottus d'Europe et d'Amérique, et il a parfaitement reconnu que les variations duns les proportions des nageoires, dans les divisions de leurs rayons, dans l'écartement des yeux, ete, étaient de simples différences individuelles.”
Passons en Amérique :
Dans le volume XVT de ladmirable rapport du US. National Museuin, je is la description suivante de ln famille des cottidés américanins, dont Blanchard parait soupeonner à peine vaguement l'existence : Corps graduellement amine, fusiforme où comprimé, de la tête jusqu'à ln queue; tête généralement large et déprimée: les yeux sont au-dessus de la tête, et le nom du poisson veut dire en grec il regcrde le ciel ; dents uniformes rangées en bandes surles maâchoires, et garnissant le vomer et les os palatins; corps nu et parfois reconvert d'écuilles et de tubereules où de plaques osseuses, mais jamais uniformément habillé une ‘égère dépression dans la nageoire dorsale; ligne latérale simple, presque droite ; caudale échanerée à pointes arrondies ; coeums pyloriques peu nombreux ; absence de vessie natatoire, On compte en Amérique environ 40 genres et plus de 150 espètes de chabots habitant principalement les eaux riveraines du nord: un vrand nombre de ces espèces se trouvent dans les eaux douces. Dans son ensemble, le groupe comprend une variété considcrable de formes, fort difficiles à définir, vu quelles touchent aux liparidedir, d'un côté, et aux scorpéuid s, de l'autre côté,”
Le chabot est peu connu dans la province de Québec, Je n'en ai péché qu'une seule espèce — dans ln rivière Suint-Charles que je classe parmi les uranidés Richardson (A gassiz) on Miller s Llhouninb, Aloch ; Mufe-goru be head, üéerits comme suit par Jordan et Gilbert :
* De couleur olivâtre, plus où moins moucheté de taches plus sombres: nageoires barrées où picotées: corps rond ou fusiforme s'amineissant graduellement de la tête à la queue; erâne quelque peu déprimé, Pin teropereule marqué d'un léger sillon ; le préopereule un pen courbe armé d'uneépine aigue, recourbée et dressée en biais, presque entièrement cachée dans li peau: le sous-opereule porte une plus forte épine, la
pointe en avant, Lu peau est anie, sauf dans la région en arriere des
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pectorales, qui est parfois garnie de très petits aiguillons, mais qu'on ne trouve pas toujours ; ligne latérale bien marquée, continue ou interronpue vers la queue ; nageoires pectorules grandes, égalant presque la téte en longueur, s'étendant jasqu'au delà de l'origine de la dorsale adipeuse ; ventrales de moyenne grandeur; habite les États du nord et du centre, très nombreux dans les ruisseaux et les lacs ferrés: prolonge son domaine au sud, le long des Alleghanys jusqu'à l'Alabama.”
On voit par là que nos auteurs américains différent sensiblement avec les naturalistes d'Europe, au sujet du nombre d'espèces et de variétés du chabot, Ce poisson, comme tout poisson sédentaire, offre des nuances particulières dans chaque lac et chaque ruisseeu, Le doctenr Girard a constaté un grand nombre de formes nouvelles de chabots, qu'il n étiquetées sous des noms divers, et a fini par se lasser à ln tâche, en fnee
p multiples transformations. Ce qu'il en reste dans le vague usissables que l'avenir triera, c'est le secret de la Nature,
Sur la foi de pêcheurs expérimentés Heckel rapporte ce qui suit:
\ l'époque du frai, en avril et mai, le mâle se rend dans un trou qu'il a creuse entre des pierres et défend cette retraite avec le plus grand courage contre tous ceux qui font mine de vouloir s'en approcher ; si un poisson, quand bien même il serait de sa propre espèce, s'approche du nid, le chabot se précipite sur lui avec une extrême fureur, et le
conte pont durer longtemps : pendant ces luttes on trouve souvent des ch où tiennent dans leur vaste gueule la tête de leur adversaire
sans pouvoir lavaler, Lorsqu'il voit une femelle, le mâle l'invite à venir déposer ses œufs dans le trou creusé par lai, après quoi la femelle poursuit son chemin. Alors le mâle se fait le gardien des œufs pendant quatre où cinq semaines, il ne les quitte que pour prendre sa nourriture, Sou ardeur est aussi remarquable que sn persévérance ; il mord le bâton où in baguette avec laquelle on veut le chasser, et se laisse tuer plutôt que d'abandonner la place,”
Il'est des gens qui croient que le chabot est trop intelligent pour mordre à lhameçon, Blanchard lui-méme semble partager cette opinion, tout en lui prétant un appétit vorace, lorsqu'il éerit: * Les insectes, et patenlièremer Leeux d'un certain volume,eomme les larves de dytiques,
drophiles, de libellules, forment son alimentation habituelle; mais le chabot nest pus le moins du monde exelusif dans ses goûts. S'il est Vrai ainsi quon le répète dans la plupart des onvrages, qu'il se nourrit disectes, de frai de grenouille, ete, il s'empare aussi très bien de poissons dont la taille est peu inférieure à ln sienne, J'ai vu plus d'une s chabots dont l'estomac étüit rempli et fort distendu pur un assez res vairon, et même par un goujon.” ts plutôt de l'avis de la Blanchère, qui dit: ° Rien n'est plus facile
que de prendre le chabot à la ligne; le moindre petit morceau de ver rouge suffit pour cela; mais dans les ruisseaux des montagnes où il existe parfois en grande quantité, le meilleur mode de pêche consiste à barrer le cours d’eau avec un filet, et à remonter le courant en remuant avec des branchages les pierres du fond; délogé de son embuscade le petit poisson vient se réfugier dans le filet. On le prend encore à la fourchette. ‘Tous les enfants ont fait cette pêche dans les ruisseaux à eaux vives et peu profondes. Elle consiste à eminancher une vieille four. chette de fer au bout d’un petit bâton, à affiler les donts de la fourchette sur une pierre, puis ce trident improvisé à la main, à entrer dans l'eau jusqu'aux genoux. Les jeunes pêcheurs se mettent en ligne en remontant doucement le fil de l’eau, et chacun devant soi retourne les petites pierres. Un chabot jaillit comme une flèche, mais il s’est remis sous une pierre voisine; l'enfant voit une large tête, deux gros yeux dépassent la pierre... un coup de fouchette traverse le monstre, qui vient en gigotant tenir compagnie à quelques douzaines d'autres destinés à une friture ou à garnir les lignes de fond que le père des petits pêcheurs veut tendre le soir.”
Après être passé inaperçu au Canada, pendant des années, des siècles même, le chabot prendra rang parmi nos poissons utiles, dès que nous pratiquerons la pisciculture en grand, ce qui ne saurait tarder, avec l'énergie qui s'accuse dans le sens dé cette industrie comparativement nouvelle, Pour engraisser des bestinu+ nous avons recours aux grains, aux céréales, aux légumes, aux plantes fourragères; de même pour nourrir et engraisser des poissons il nous faut de la chair, beaucoup de chair, du sang, des entrailles d'animaux, et du menu fretin, de la blanchaille, des insectes de tout genre, des fruits, des plantes aquatiques, que sais-je encore ? Aussi, vous dis-je que du jour peu éloigné où nous ferons l'élevage du poisson en grand dans notre pare national, dans les cantons de l'Est, au Labrador et dans la presqu'ile gaspésienne, le chabot prendra une importance assez appréciable pour me faire pardonner alors de l'avoir présenté à des lecteurs qui le jugent peut-être présentement indigne de leur attention.
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LE MALACHIGAN
LE MALACHIGAN
The Manashiganny (Jordan). Pogonias fasciatus (Lactpède).
J'ai vu souvent des malachigans morts, sur le marché d'Ottawa, au fond d'embarcations de pêcheurs, j'en ai vu de vingt-cinq à trente livres ; mais une seule fois il m'est arrivé d'assiter à la capture de l'un de ces poissons, et j'en ai trouvé l'exercice assez mouvementé pour qu'il vaille la peine d'en faire lu description. C'était en 1894, à Papineauville, joli village bâti sur vne des nombreuses indentures qui frangent le bas de l'Ottawa, le pied dans des sables mouvants, le corps allongé sur une colline, la tête reposant sur un oreiller de rochers ombragés de pins séculaires.
A Li, à
rites 7 il :
LE MALACHIGAN où Modesheyan
Passant l'été en famille à cet endroit, j'y avais domme rendez-vous de pêche à deux amateurs renforcés, deux vieux amis, Le cœur sur la main et plein la main, Joseph Marmette, romaneier, et Alphonse Benoît, du
ministère de la milice, et pour cela peut-être, le plus paecitique, le prus aimable des hommes. Ts wmivérent tous deux le 24 mai, le jour de ln
fête de ln reine, sous un soleil fondant du plomb, ce qui ne nous empécha pas de nous atteler aux rames pour gagmer le fond de In baie
un trajet de plus’de trois milles en eau morte un tavail de forçat, vrai, vous dis-je {
Qui connaît le nombre des anses, baies, raccrocs, bouches de ruisseaux, noues, boires, décharges, rigoles aboutissant à l'Ottawa, de chenuux cer. clant des îlots, compris entre Thurso et Papinenuville ? Tlest aussi incal. culable qu'indescriptible, dans les grandes eaux du printemps. Presque tous ces rivages, ces indentures sont bordés d'arbres touffus, à basses branches chargées d'insectes aériens, pendant qu'au fond des eaux four. millent les insectes aquatiques, dans les algues, les ajones, les fucus, tapis soyeux des ondines aux yeux de perle, aux épaules de cristal, à cheve. lure d'émeraude, C'est dans ces retraites sereines, remplies d'ombre et de mystère, que le menu fretin, le prolétuire des poissons, va cacher ses amours, reproduire ses espèces, le plus loin possible des grands ravageurs, le brochet, le doré, l'achigan, l'anguille et tant d'autres non moins dévorants.
Les plus soigneux de leurs cachettes sont les poissons blanes, commprenant les eyprins, les ablettes que nous appelons, comme masse, les minnuces (ninnvues des Anglais), où ln blanchaille, les poissons tendres, le pain quotidien du poisson france, Vhonneur de nos plats les plus recherchés,
A bien y penser, le seul vrai dévorant, dans la création, c'est l'homme.
Avec les inondations du printemps, les rives envahies se dessinent en ilots, en presqu'iles, en anses, se découpent en ruisselets improvisés, et le sol voisin désagrégé par enpillarité, effrité par un soleil surplombant laisse choir les nids de lombries engourdis, des fourmilières endornies les cufs des suuterelles confiés aux crevasses, en même temps que les torrents, les ruisseaux, les rigoles naturelles où artiticielles charrient les graines des champs, les derniers fruits d'automne, les débris de churognes, grouillants d'asticots soudainement nés où réveillés,
C'est le convoi de l'an dernier qui passe, sur lequel la urenouille entoune le Libera, de la méme voix qu'elle chantern, ce soir, le retour du
printemps,
Jalluis oublier que nous sommes partis pour ln péche au fond di la Petite-Bnie” dans une chaloupe de seize pieds de quille, à bau large d'assiette sûre, Beuoit en avant avec charge de lFanere dont il est le cnbestan naturel avant une enfiloire à lui, sous ln mmnin moi, at milieu, préposé aux ruines, Marmette, au gouvernail, représenté par un aviron, et entre lui et moi, une entiloire enroulée au tôlet, sous 1m surveillance spécinle Et nous péchons consciencieusement, dans le por chacun de nous d'arriver bon premier, d'emporter le record, d'enlever la timbule
J'avais d de Floren bambous { trois ligne péchions d milieu de
de queues calmes, at du soleil, nous rafra barbottes, | dermment « où crois ri cauneton, couveront | fonilis des le, sourds Laurentide Vois ivez | de vougt-el:
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LE MALACHIGAN 155
J'avais des lignes de soie très fortes, toutes neuves, avec des empiles de Florence à double brin, longues au plus de dix pieds, fixées à des bambous de sept où huit pieds, solides mais manquant d'élasticité, Nos trois lignes étaient, à peu de chose près, exactement les mêmes, Nous péchions dans sept où huit pieds d'eau, à cinquante pieds de la rive, au milieu de volets, de nénuphars, et sur le bord d'une prairie sous-marine
de queues-de-renards, toujours agitées, même au sein des eaux les plus
calmes, attirées qu'elles sont pur In lumière et la chaleur des rayons du soleil, L'atimosphère se faisnit de plus en plus lourde, et, pour nous rafraichir, nous n'avions que le plaisir d'enlever, à qui plus vite, barbottes, perchaudes, crapets et brochetons que nous enfilions imprudemment dans des cordes communes, tissées sans fil de laiton, A deux où trois reprises, j'avais dit: Ces petits jucksdi, avec leur bec de cauneton, nous joueront de mauvais tours: d'un coup de dent, ils converont la corde, et le chapelet s'égrénera au petit bonheur, dans le fonllis des herbes" On ne m'entendait pas, pas plus qu'on n'entendait le, sourds grondements du tonnerre roulant son char sur la crête des Laurentides, L'unbition nous gagnait, nous absorbait tout entiers, Ni vous avez jamais joué une partie de cartes intéressée, une partie de loup, de vouugt-eloun, de nuin-jtune, de blu, une partie vive, d'entrnin, vous devez savoir que l'ambition nous pique autant pour un enjeu d'un à einq sous que pour un enjeu d'une à cinq pinstres, une fois que ln partie dumec est en pleine incandescence, [en est ainsi de la péche On se prend d'intérét pour des perclnudes et des barbottes autant que pour des dorés et des achigans. Viennent des moments où l'on jette les vietines au fond de In chaloupe, pour ne pas perdre de temps à les cutter: le pauvre poisson à beau se débattre, sauter à see, taper de ln quete, bnyver à ontranse, implorer pitié de Poil rien ne touche le tyran : Ca mord LT] n Va que qu Vers les deux heures de l'après-midi Benoit nous propose de moriller
notre péche, de prendre une larme et de croquer un sandwiel
C'est une bonne idée, dit Marmette
J opine de mon chapeau de paille du pays
Combien en as-tu dans ton enfiloire / me demande Benoit
Je nen sais rien, mais c'est facile à voir
Sur ce, je tire la corde attachée au tôlet Plus vien l'entiloire est
conpee le poisson est en dérive,
Courons upres, dit Marinette en saisissant laviron et me jetant su ge encore tendue, Léve l'ancre, Benoit!
Oui, oui, reprend ce dernier, mais attendez que je rentre ma
£ si nous allions perdre toute notre péche ce sernit moins
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LE die ans — er 2 — Se CR a -5 = rte . 3
Ca
rer 7 eur ms nes
mes TMS a,
qu'amusant... et presque sans respirer, il ajoute tristement, sur un ton navré, qui me résonne dans le dos... ‘“ La mienne aussi !..."
— Quoi! qu'y at-il ?
— Il y a que mon entiloire est coupée comme la tienne, par ces maudits brochetons, et que nous n'avons qu'à courir après,
En un tour de bras, l'ancre est levée, jetée au fond de l’embarcation et Benoit, debout, inspecte la surface de l'eau, avec âpreté (une si belle pêche !), après m'avoir commandé : “ Rame, Montpetit.” Il n'eût pus été plus solennel, s'il m'eût dit : “ Le pays n les yeux sur toi.”
J'allais obéir à cet ordre, lorsqu'une violente secousse tit vibrer mu main droite qui tenait la ligne de Marmette, ‘“ Attendez, ” dis-je, “je sens ici un animal avec lequel il n'y a pas lieu de badiner ; à lui seul il vaut dix fois ceux qui sont en naufrage.”
-Passe-moi ma ligne, me dit Marmette.
Je la lui passe, et, au premier choc, il sent que la prise mérite tous les soins d'un pêcheur habile, Le poisson prend le large, entrainant la chaloupe et son équipage, sur un fil de soie de dix pieds de longueur dont Marmette, à genoux sur son siège, soulage la tension, à bout di bras, en se penchant jusqu'à plonger le roseau à deux ou trois pieds dans l'eau, pendant que Benoît et moi manœuvrons au meilleur de notre connaissance, pour arriver au coup.
Quel était ce poisson ? A en juger pur sa force, qui lui permettait de remorquer une chaloupe chargée de trois hommes, il fallait que ce fût un poisson monstre, pour les eur douces, bien entendu,
Toujours généreux, Marmette propose: “ Nous nous éloignons, tout de même, de nos entiloires, Que diriez-vous de lâcher cet animal inconnu pour aller repêcher nos captures connues ?7
Eh! va done, lui répondons-nous, notre honneur est entre tes mains et au fond de l'eau: il s'agit de le tirer de là: tiens ferme, serre de près en avant:
Là-dessus, nous tilons sur notre fil de soie, tenu par la main de Murmette, dans une eau calme, sous un ciel de plomb fondu.
Quelle espèce de bête peut bien nous mener ainsi / me disais-je à part moi. Étant enfant, j'avais vu des maskinongés promener des canots di pêcheur sur le Ine Saint-Louis, mais ces poissons vaillants couraient sur l'eau, tournoyaient, bondissaient pour se dégager; tout différent est notre remorqneur mystérieux, qui semble ramper sur le fond, sans vouloir s'en dégager d'une ligne, C'est peut-être un esturgeon de forte taille ? Mais non, un esturgeon aurait donné un où deux coups de collier, puis impatienté, ileût rompu li ligne d'un coup de queue, et dure” dare ! du côté de chez nous, Je ne vois vraiment qu'une tortue énorme colossale, qui puisse nous trainer ainsi sur le fond vaseux de la baie.
J'en étai Ù Ca cède, J'avance | corde raid secousse, l inspirer de peur; l'un des yeux une couch que la mie ainsi dire « preuve de souplesse, « à la place indous, Pi tire la lig d'un corps rendue du enlevé et moi,
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LE MALACHIGAN 157
J'en étais là de mes hypothèses, lorsque Marmette nous dit à demni-voix : : Cu cède, ça monte... ça vient... attrape ma ligne, Montpetit.. . bon !” J'avance le bras, je saisis la ligne, et je m'assieds, en tenant toujours la corde raide, et l'attirant à moi ; du reste, pas la moindre snccade, pas de scousse, rien que la résistance d'un poids inerte, mais assez lourd pour inspirer des craintes sur la force de la ligne. Je frémis, je tremble, j'ai peur ; l'anxiété de mes deux amis, debout au-dessus de moi, plongeant des yeux avides daus l'eau trouble où l'on n'aperçoit rien, même sous une couche de deux pouces seulement d'épaisseur, me tourmente plus que la mienne propre. Si l'animal allait s'échapper lorsqu'il est pour ainsi dire dans nos mains, après une lutte héroïque, où Marmetue a fait preuve de tant de prudence, de patience, de connaissance stratégique, de souplesse, de sang-froid, d'énergie, il ne me resterait plus qu'à me pendre à la place du poisson avec cette ligne de soie, à la façon des étrangleurs indous. Par bonheur, Dieu ne voulut pas pousser l'épreuve jusque-là : je tire la ligne, main sur main, pouce sur pouce ; une tête brune, suivie d'un corps argenté, émerge de l'eau grise; ma main droite est aussi vite rendue dans l'entre-bâillement des ouies, et, de haute volée, le poisson est enlevé et jet lourdement au fond de la chaloupe, entre Marmette et moi,
Trois soupirs de soulagement s'échappent de nos poitrines angoïissées,
Le nom de l'animal ? interroge Marmette
-Son sexe ? poursuit Benoit,
C'est un mâle...
Je le crois sans peine, ricane Benoit, après tout le mal qu'il nous a donné,
— C'est un malachigan, vous dis-je, un des plus gros poissons de cette rivière, et le plus vigoureux peut-être, comme nous en avons ln preuve. [a lutté jusqu'à la mort pour sa liberté : il n'a cédé qu'avec son dernier souffle, il est tombé dans la chaloupe comme une masse de plomb, sans un bayement, sans le moindre tressaillement des nageoires,
C'est un vaillant, un brave entre les braves ! s'écrie Marmette, son vainqueur généreux, Je l'ai combattu vivant, je l'admire, mort, sous son armure squammeuse or et argent: je propose que nous versions une larme sur sa tombe,
À l'unanimité !
Revenus de l'éblouissement de cette joûte chevaleresque, nous nous
mettons en quête de nos enfiloires, que nous repéchons à cinq ou six
arpents de distance, allégées de presque tous les brochetons, de quinze à vingt crapets, d'autant de barbottes, mais en somme, fournissant encore
deux grappes d'un aspect aussi respectable qu'appétissant,
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Nous essayons de nous remettre à la pêche, nous n'y prenons que de l'ennui, À l'ombre de notre grand mort, nous ne voyons plus que du menu fretin. Nous ramenons du fond de la Petite-Bnie le corps du Napoléon des poissons des eaux environnantes, Nous avons hâte de jouir de l'ovation qui nous attend de ln part des pensionnaires de l'hôtel Chubot,
Allons-nous-en ! dit lun de nous, Le mot est à peine lâché que nous sotines en route :
Piluz, tiluz, mon bonu navire,
Car Le bonheur m'attend H-buu,
DESCRIPTION DU MALACHIGAN
Gris argenté, d'un brun sombre, quelquefois tres noir sur le dos, ave des raies obliques sombres binisunt sur les rane’s d'écailles latérales Excessivement adhérentes, les écailles sont plus petites sur le dos qu sur les flancs, La seconde épine anale est plus longue que la moitié de longueur de ln tète : Le museau an peu bombé se projette en avant di bouche; il tres grand, Ce poisson est grouillant de parasites et de trichines qui en rendent In chair imalsaine et dangereuse, Ent grands lues et Le Texas, il arrive au poids de cinquante et soixant livres sous les dénominations variées de sheepshecud, thunder pur dr, uit [1 reh { roule yuspe you, jt well's bec, à lu Louisinn el au ‘Texas, plus généralement, au nord, sous celles de selashegun où! drum, que nous traduisons en ennadien-français par melaehopuon grondin des (ATT N, tt quelquefois par ah jun han,
Ce poisson est l'unique représentant, en eau douce, de ln famille di sciénidées fort répandue et diversifiée en mer, sous les noms de win tainibours, lafouyettes roncadores, rouvadors. veliés entre eux pa points de ressemblance plus où moins saillants
Ce serait faire une erreur grossière que de confondre le sac avec lachigan mâle Con rople l'US }, Il existe des achigans mâles et dus achigans lemelles comme il existe des malachigans miles et des ral chigans femelles, ot ce sont des poissons fort distinets ies uns des autres par la taille d'abord, par la couleur, la forme, et plus encore par la qualit de ln chair, excellente chez les uns, répugnante chez les autres,
Chez le malachigan la Higne latérale est parallele à la ligne supérien du dos; toutes les nageoires sont rouges, Par son armure il se rapproeh beaucoup dt imoxostôme doré et par sn forme, un peu de la bréme,
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LE MALACHIGAN 59
que de bouche horizontale est dépourvue de dents; mais, en revanche, son ue du hurvax eat armé d'un mécanisme redoutable, composé de trois meules pe" pitt D rps du mrnies de dents mises en opération par des muscles si puissants que leur £ l
âte de contraction fait éclater, comme des coquilles d'œuf, les moules les plus l'hôtel fortement retranchées dans leur donjon nacré, Ces os pharyngiens on meules triangulaires sont disposés, le plus grand en bus ; les deux autres
6 que wtits, mobiles, s'exhaussent en voñte au-dessus pour livrer passage aux | | g
mollusques et se rabattre impitoyablement sur eux en les broyant do qu'ils y sont engagés, Cet appareil en trois pieces est garni de dents molnires irrégulièrement disposées sur la surface dex disques OSSCU formant corps AVEC CUX, mais s'en dégagennt par leur transparence, le châtoicment de l'émail pur, plus encore que par leur snillie
Le malnehigan fait mentir le vieux proverbe nel come un
poisson, CA il est doué d'une voix qui se fait entendre depuis de grandes profondeurs d'onu ; de la, SON Hotiis de thunder Dtomper ou de lake drum, grondin, tambour des lues et autres. D'aneuns prétenaent quil eclebre ulors ses amours, d'autres disent qu'il accompagne de ses chants les lestins pantagrneliques aux moules auxquels il se livre an fond des cuux, se nourrit de mollusques et de crustacés, La meilleure «che pour le pécher est l'écrevisse mord. toutefois, aux vers rouges et au poisson blanc
Ce qui caractérise particulierement Le alu higan, ee sont Les os cles villes où otholites, d'une grosseur remarquable se rapprochant beam coup de ivoire par leur texture, Souvent les Heogren du Sul los portent en anulettes et ils sont également recherchés pur les jeunes amoureux
innie « lu Wisconsin et autres contrées de Ouest qui les appellent des ports ou | parce qu'ils portent, gravée à leur face, la lettre LH Luck) Le on de Level Head ou Féte-éerin est assurément empruntée à ces os ot que Jordan proposait de nommer génériquement Æutyehelitus vu pee de malachigan habitant Le lue Huron, il visit à traduire Les mots lat « lt ‘
Fne manque pus de Canadiens qui attribment à eus os précieux di ets curatives dont le non commence par la lettre gravée sur lecux déc un peu de bonne volonté où peut y trouver un où un, où tell tre lettre désirée ausst bien qu'une De sorte qu'une collection con
lerable de ces pierres fournirait un arsenal complet contre toutes les
autres Wales connues,
quant De retour de ln pêche, le temps de se rafraiehir un peu di prendre echec sur le pouce, de former une pipe en éptlogunut sur les nven jour, et l'heure du train pour Ottawa est arrivée, J'aceompagne x anis à la gare de Papineauville, à ln lueur d'éclairs éblouis ous des fouets du tonnerre dont le chain précipite sh Course À
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